Bilan 2008 : Pourquoi les marchés IT ont fait recette
Chiffres clés - 11/02/2009
La dernière étude de Comm'Back sur les projets IT vient rappeler une évidence trop souvent oubliée : l'informatique et les télécoms font partie des rares outils qui permettent des économies quasi immédiates. En nombre de projets, les entreprises revendiquent une progression de 18% par rapport à 2007. Explication.
La lecture des chiffres exige aujourd'hui une attention toute particulière. Ainsi, la dernière étude du cabinet Comm'Back sur les projets IT fait apparaître que le nombre de projets liés à la maintenance des parcs micro-informatiques a progressé de plus de 300% en 2008, par rapport à 2007.
Concrètement, il s'agit pourtant d'une « fausse bonne nouvelle » : « la croissance des activités de maintenance de PC est uniquement liée au fait que les entreprises ont retardé le renouvellement de leurs parcs », explique Valérie Pierson, Responsable de Production de Comm'Back. Autrement dit, l'embellie de la maintenance est une mauvaise nouvelle pour les constructeurs et revendeurs de desktops ou de notebooks.
Le ROI doit être quasi immédiat
En fait, les segments du marché IT qui ont tiré leur épingle du jeu en 2008 sont ceux qui sont censés permettre une réduction des coûts quasi immédiate. Dans ce domaine, il faut tout d'abord citer la virtualisation, le changement d'opérateur fixe ou mobile, la visioconférence, la gestion électronique de document ou la dématérialisation des factures. « En ce qui concerne les matériels, les seuls segments épargnés sont les serveurs, notamment sous Linux », constate Valérie Pierson.
Dans tous ces cas, les économies sur les coûts d'exploitations doit apparaître juste après le déploiement et le retour sur investissement (ROI) exigé n'excède par 2 ans.
Selon Comm'Back, la conjoncture économique ne dessert donc pas les marchés IT mais a modifié l'ordre des priorités des entreprises : tout ce qui est liés à des gains de productivité à moyen terme ou au développement de nouvelles activités est remis « à plus tard ».
La formation mise à malLa formation mise à mal
Dans ce contexte, un des grands perdants de l'année 2008 a été la formation bureautique. Selon Comm'Back, le nombre de projets dans ce domaine a reculé de 40% sur l'année. D'une manière générale, toutes les activités de sous-traitance ont été affectées par la chasse aux coûts : c'est vrai pour l'ingénierie, les développements, la gestion de la qualité ou la migration.
Si les entreprises ne remettent pas en cause l'intérêt économique de tels investissements à moyen terme, les réductions effectives des coûts sont jugées trop lointaines. De ce point de vue, il est clair que les discours marketing devront rapidement être remodelés : la réduction immédiate des coûts est devenu un argument de vente incontournable.
La principale réserve concernant ces chiffres - que le cabinet est d'ailleurs le premier à émettre - est qu'ils sont liés à des projets déclarés en 2008 : une partie d'entre eux, non quantifiable, est susceptible d'être reportée ou annulée.
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