Distributique

La FEB reconduit son président et change de nom

Syndicat professionnel - 29/06/2009
Réagissez

André Vidal reste à la tête de la fédération pour les trois années à venir. Cette dernière change légèrement d'appellation pour mieux marquer le poids des professionnels de la distribution papetière dans ses rangs.


La FEB reconduit son président et change de nom Organisée tous les deux ans, la convention de la Fédération de l'Equipement de Bureau se déroulait cette année dans la technopole de Sophia-Antipolis (06) des 17 au 19 juin derniers. Temps fort de l'événement, la remise en jeux du mandat de président de ce syndicat de distributeurs en bureautique, informatique et papeterie, a donné lieu à la réélection d'André Vidal à sa tête. Une victoire à l'unanimité et, il est vrai, sans surprise, puisque ce dernier était seul à briguer sa succession. On peut voir dans cette absence de concurrence une volonté de la fédération de valider et de poursuivre la stratégie conduite lors de son premier mandant. Trois années durant lesquels la représentativité de la FEB a été renforcée auprès des agents économiques et politiques. Au cours de cette période, ses adhérents sont passés de 350 a plus de 1750. Ces derniers représentent aujourd'hui un chiffre d'affaires cumulé d'environ 6 Md€ et 80 000 salariés.
Précisant qu'il s'agira de son deuxième et dernier mandat, André Vidal a profité de la tribune qui lui était offerte pour signaler le léger changement de nom du syndicat qui devient la Fédération de l'Equipement de Bureau et de la Papeterie. Une modification purement statutaire puisque le logo de la fédération continuera quant à lui d'arborer les initiales FEB. Elle vise surtout a reconnaître le poids important des distributeurs de la filière papetière qui représentent aujourd'hui 50% des adhérents.

"Aller au delà de la vente de copieurs et du coût à la page"...

"Aller au delà de la vente de copieurs et du coût à la page"

Partenaires de la convention de la FEB, Lexmark et Canon étaient bien sûrs présents pour porter la bonne parole autour de leurs stratégies de ventes indirectes et aborder les évolutions du marché. « Alors que ses filiales allemandes et britanniques connaissent une situation difficile, le groupe Canon constate que ses activités dans l'impression en France tirent finalement leur épingle du jeux », indique François Stalin, le Directeur Général Canon Business Solutions France. Cela transparaît dans les résultats de nos partenaires qui nous ont tous indiqué que leur résultats ont enregistré une hausse entre mai et juin derniers ». Un message positif toujours bon à prendre mais qui ne doit pas éluder le fait que les revendeurs en bureautique vont devoir s'adapter à une donne qui change : « Le marché des copieurs A4 / A3 sera toujours baissier, que l'on parle du coût du matériel ou de la page. Il faut compter sur des relais de croissance hors du core-business des copieurs. L'univers du logiciels constitue l'un d'entre eux, ainsi que l'impression professionnel (pré-presse), l'impression grand format et les scanners de production », estime François Stalin.

Lexmark, qui fait figure de nouvel entrant dans le monde de la distribution bureautique, considère que les acteurs du secteur ont encore une marge importante de progression sur le marché français. « Les matériels placés par les revendeurs bureautiques ne représentent que 30% des volumes d'impression réalisés en France. Ils doivent donc également s'intéresser aux autres types de matériels qui sont à l'origine des autres 70% de volumes d'impression », explique Didier Gillion, le directeur ventes canal de distribution du constructeur. Pour bien marquer sa volonté de se rapprocher des bureauticiens, Lexmark devrait d'ailleurs annoncer à la fin de l'année le lancement en Europe d'une gamme de produits qui leur sera spécialement destinée.
Article de Fabrice Alessi
| vous aimez cet article ?
 Publié sur http://www.distributique.com/