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La TMA autonome se réalise de plus en plus en centres de services offshore ou nearshore

Etude - 24/06/2008
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La TMA est un secteur qui n'offre pas de bouleversements d'une année à l'autre, mais des tendances de fond qui se confirment ou pas. Le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC) s'apprête à publier une étude sur le sujet.


Dans le monde de l'externalisation, la TMA (Tierce Maintenance Applicative) tient une place à part, surtout en France. Elle y est très développée comme en Grande-Bretagne, avec des grands comptes très équipés en Sap, Oracle ou HR Access et qui ont recours à la TMA. Le cabinet Pierre Audoin Consultants a d'abord estimé la taille de ce marché en France.

En terme de chiffres d'affaires, en 2007, PAC estime la TMA à 1,767 millions d'euros (ME). La progression est de 11% par rapport à l'année précédente. Mais, c'est la première observation forte, cette progression s'étiole au fil des années. Explication, le marché continue de progresser, mais les prix diminuent du fait du recours à l'offshore donc de la recherche de prix bas qui se répercutent sur les facturations au client final.

Les acteurs en revanche restent les mêmes en haut de classement. Un ordre immuable dans lequel on retrouve les cinq mêmes acteurs : Atos Origin, Logica, Cap, Sopra IBM. A noter que les trois premiers creusent l'écart. Ils sont chacun a plus de 250 ME de chiffre d'affaires annuel en TMA alors que Sopra et IBM restent à 150. « Il est logique de retrouver les mêmes prestataires aux mêmes places, «la TMA nécessite des ressources donc des acteurs aux reins solides » note Stanislas Collin, auteur de l'étude.

Une nouvelle catégorie d'acteurs va compter dans les années à venir. Juste retour des choses, les SSII indienne, sont systématiquement dans les short lists des appels d'offres. Il leur manque encore des équipes en front office pour être choisies.

La TMA s'industrialise


PAC souligne une autre tendance de fond qui s'est confirmée en 2007, le recours à des centres de services offshore ou nearshore. Historiquement, la TMA est en effet exercée dans les entreprises clientes par les SSII. Progressivement, elles ont laissé uniquement des équipes de front office chez le client et eu recours à des centres de services externes pour le back office. C'est ainsi que s'est développé l'offshore (Maroc, Pays de l'est, Vietnam par exemple) ou le nearshore en région. « Le principal enjeu pour la TMA c'est devenu la création de centres de services ». C'est une phase que PAC identifie comme une phase d'industrialisation et qui a nécessité des investissements de la part des SSII.

La TMA n'est plus réalisée chez le client, mais les SSII ont réussi à garder à cette activité une forte rentabilité. Pour 2008 et 2009 encore, prévoit PAC, la TMA aura une croissance à deux chiffres. C'est l'un des segments les plus porteurs. En témoigne le dernier grand contrat signé avec Michelin pour la France et les Etats-Unis. Un contrat de 300 millions d'euros sur trois ans, répartit en dix lots.


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(*) Elle sera disponible dans une quinzaine de jours. Cette TMA observée par PAC est une TMA dite « autonome » sans lien avec des contrats d'infogérance globale (qui peuvent comporter une partie applicative).
Article de Didier Barathon
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