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Le nearschore tunisien mise sur ses compétences et sur des partenariats

International - 03/12/2009
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L'offshore se présente sous des formules très différentes en termes de destination bien sûr, de capacités, de compétences, ou même de contractualisation. Le GetIT, groupement des spécialistes tunisiens du sujet, effectue un Tour de France pour présenter ses compétences à ses futurs partenaires français.


Les sociétés informatiques tunisiennes membres du GetIT proposent différentes compétences, du très classique : services desk, TMA, infogérance, ou des compétences web : Web: développement, eCommerce, référencement, contenu, architecture SOA. Elles travaillent en régie ou au forfait et misent sur un offshore de services. En clair, elles privilégient les partenariats, notamment avec des éditeurs français, pour des contrats de offshore ou parfois des joint venture. Le offshore marocain raisonnerait différemment en essayant d'attirer les investissements et la création de plateformes au Maroc.

Au cours de sa présentation, ce jeudi 2 décembre à Paris, le GetIT a permis de mieux comprendre les compétences offertes par ses membres. La société Hotix par exemple, assure plusieurs métiers : du développement en offshore, du développement spécifique pour ses propres clients et de la distribution, celle de l'ERP Amedeus Hospitality destiné aux hôtel restaurants. Hotix compte plusieurs filiales au Maghreb.

L'autrichien KopiLeft, lui, effectue, dans sa filiale située à Bizerte, une partie de ses développements, son support 2ème niveau et de l'intégration. Il travaille par exemple avec une filiale de Gazprom, mais se tourne vers les entreprises françaises pour leur proposer ses services.
Tout autre exemple, celui d'Oxia qui assure des prestations en nearshore pour des éditeurs de CRM et d'ERP. Il effectue ainsi une partie de l'infogérance du portefeuille applicatif d'Orange Business Services, ou la TMA d'une filiale du Gan. « Nous avons également créé un centre spécialisé sur la TMA ou la TRA, deux des marchés les plus porteurs dans les logiciels et services en France », souligne Imed Ayadi, directeur général de la division services. Prochaine étape, Oxia va créer une joint venture avec Cassiopée Soft.

Le différentiel de salaires est de 30 à 50%

Le différentiel de salaires est de 30 à 50%
Les société tunisiennes n'attendent pas d'être démarchées mais viennent se présenter directement. En démontrant leurs compétences, elles soulignent que le facteur coût n'est plus le seul argument pour les sociétés françaises qui envisagent de passer à l'offshore. Le différentiel de salaires est quand même de 30 à 50% note l'un des membres de GetIT.

« Ce différentiel de coûts, c'est toujours le facteur déclencheur d'une décision de offshore appuie Jean-François Renault, consultant chez Offshore Boosting. Toutefois, ce n'est pas le seul argument. Il y a les coûts directs, les économies sur salaires, et les coûts indirects. Dans cette dernière catégorie, figure par exemple le « time to delivery ». En passant en offshore, certains projets sont réalisés plus vite, 18 mois au lieu de 36 par exemple. C'est également bénéfique en terme d'organisation de la DSI et de l'entreprise. »

Le potentiel de l'offshore est de toute façon est considérable. L'offshore, ou sa variante le nearshore, représentent 4,8% du marché des logiciels et services en France (soit 1,2 milliards d'euros selon le cabinet PAC, dont 10 à 15% se porte vers le Maghreb), contre 20% en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. La crise a eu son effet. Des projets de développements ont été stoppés en France comme dans leurs prestataires en offshore. En revanche des activités en pleine ascension en France, comme la TMA ou l'infogérance, ont un effet positif sur les sociétés spécialisées.


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La Tunisie est passée du 26ème au 17ème rang des destinations offshore

La Tunisie est passée du 26ème au 17ème rang dans le classement AT Kearney des meilleures destinations offshore. Le monde arabe progresse nettement dans ce classement, au détriment des pays de l'Est. L'Egypte passe ainsi du 13ème au 6ème rang, le Maroc du 36ème au 30ème. Un autre classement, celui issu du rapport Davos 2007-2008, classe la Tunisie comme 1ère destination offshore au Maghreb, 3ème pour le monde arabe, 32 ème dans le monde (sur 131 pays classés). Le gouvernement tunisien encourage fortement le développement des NTIC. Le 11è plan quinquennal, qui concerne la période 2007-2011, prévoit 17,5% d'augmentation pour le secteur des logiciels et des services chaque année et parie, pour cette période, sur la création de 50 000 emplois dans les TIC. 6 000 diplômés en TIC sont formés chaque année, le dernier plan gouvernemental permettra de passer à 10 000 par an. Ces compétences en offshore/nearshore s'appuient également sur une importante mise à niveau des réseaux télécoms du pays. La Tunisie a désormais son 3ème câble sous-marin, 10 000 km de fibres optiques courent à l'intérieur du pays. Un pop s'est installé à Paris. Les débits augmentent. Résultat : en cas d'interruption du réseau, le temps de réparation qui était de 72 heures, en novembre 2009, est passé à 4 heures au maximum un an plus tard. « Le sujet a disparu des comités de pilotage dans les contrats offshore » note le consultant Jean-François Renault.
Article de Didier Barathon
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