Depuis dix huit mois déjà, Econocom laissait entrevoir sa stratégie de croissance externe (*). En se portant acquéreur d'ECS, Econocom réalise cette croissance, la proie est même plus grande que le prédateur. En revanche, cette opération ne « sort pas de la famille ». Les deux sociétés ont le même créateur : Jean-Louis Bouchard. Pour rappel, il a créé ECS en 1974 avec le CCF (racheté depuis par HSBC). Le CCF en 1982 et Jean-Louis Bouchard en 1984, ont revendu leurs parts d'ECS à la Société Générale.
Le fondateur reprend alors les filiales d'ECS en Europe pour fonder Econocom qui déploie aujourd'hui 4 métiers (services financiers, produits et solutions, services managés, services télécoms). ECS mène parallèlement une existence centrée sur les services financiers qui forment 88% de son CA, les 12% restants étant réalisés par des services managés. Aujourd'hui, Jean-Louis Bouchard réunit sa famille. « Les deux sociétés ont des cultures communes, il n'y aura pas de choc, ni de risque en matière d'intégration », note Galliane Touze, secrétaire général d'Econocom.
Avantage supplémentaire, plaident les dirigeants d'Econocom, les deux partenaires présentent peu de recoupements d'activité. Une entreprise ne prend jamais (ou très rarement) deux contrats de leasing avec deux sociétés différentes. Par conséquent, Econocom et ECS n'ont que peu de clients communs. De même, leurs cibles apparaissent complémentaires, ECS est plutôt sur les PME et les serveurs, Econocom davantage sur les grands comptes et les parcs distribués (informatiques ou télécoms).
A égalité en France, complémentaires ailleurs
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Econocom a réalisé 4,4% d'augmentation de son chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'année avec 361,3 millions d'euros (ME). L'an passé le 1er semestre se concluait avec un CA de 346 ME en hausse de 2,2%. En termes de rentabilité, la société présente cette année un résultat opérationnel courant de 10,7 ME en progression de 17%. Le résultat net consolidé se monte à 6,2 ME en hausse de 2,7%.
Par activités, les chiffres sont plus contrastés. Les services financiers (185,2 ME) progressent de 6,9%, la partie produits et solutions de 4,2% à 99 ME, les services managés baissent de 7,9% à 59, ME, les services télécoms bondissent de 31,6% à 17,9 ME. Côté rentabilité (résultat opérationnel courant), en revanche, les quatre activités progressent ou restent stables : les services financiers de 7,4%, produits et solutions de 1,5%, services managés +1,8%, les services télécoms de 1,1% (c'était le seul secteur en baisse au 1er semestre 2009, de 0,4%). Globalement, ce résultat opérationnel courant est en hausse de 10,7%, contre 9,2% un an auparavant.
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