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L'Afdel sonne le rassemblement

Etude - 06/01/2011
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Patrick Bertrand, président de l'Afdel a joué du clairon, mercredi soir pour sonner le rassemblement des éditeurs au sein de l'Afdel et des entreprises de l'IT autour du pôle TIC de la FIEEC. L'Afdel présentait également son traditionnel classement des éditeurs, devenu le « global software leaders».


De Patrick Bertrand, le très carré président de l'Afdel, sont venus plusieurs rappels sur l'activité déployée par l'association, renforcée par 60 nouveaux adhérents, ce qui porte le total de ses membres à 230. « Une adhésion dont le ROI n'est plus à démontrer » devait lancer un président très en verve après le rappel de tous les services lancés par son association.

Coté débat public, il devait rappeler la procédure du grand emprunt qui a permis à l'Afdel de travailler aux côtés du Commissariat général à l'investissement dont les appels à projets peuvent intéresser  les adhérents de l'Afdel.  L'association  a également « planché »  aussi bien sur des revendications, comme la taxe professionnelle, des projets, comme le cloud  avec l'édition d'un Livre Blanc, ou bien la neutralité du Net. Mention particulière pour le cloud qui a de fortes implications pour les éditeurs, un impact sur leurs développements logiciels, leurs formes de vente, la composition de leurs résultats financiers (à un CA immédiat succède un CA étalé dans le temps).

Le statut de la Jeune entreprise innovante (JEI), a donné l'occasion à Patrick Bertrand d'insister sur plusieurs points. De souligner d'abord que dans tous les pays, l'idée est acceptée que les TIC favorisent une croissance élevée. De rappeler qu'en France, 70% des créations emplois viennent des PME. « Dès lors, comment peut-on raboter les PME et l'innovation en France ?  Comment peut-on abroger une règle ? Ce qui est engagé doit être mené à bien, sans méconnaître les éléments nécessaires » (sous entendu les contraintes de réduction de budget). La réforme du JEI fragilise 2 000 entreprises innovantes ».

En six ans, l'Afdel estime avoir dynamisé son secteur. Il lui faut maintenant réfléchir aux nouveaux enjeux, les approfondir, créer des éco-systèmes, revoir la chaîne de valeur, et rassembler encore pour mieux peser sur les pouvoirs publics et sur l'échéance de 2012. Un ou deux rapprochements (« de bonnes nouvelles pour nous, de mauvaises pour d'autres ») devraient conforter la dynamique de l'association. Une dynamique soulignée à plusieurs reprises par l'acteur n°1 du secteur en France, Bernard Charlès, CEO de Dassault Systèmes qui a dressé plusieurs observations.

Les 5 idées de Bernard Charlès

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L'Afdel publie le classement mondial des éditeurs

Dernier point, et évidemment non des moindres, dans la présentation de l'Afdel, celui du classement des éditeurs. Cette fois il est mondial et se rebaptise « Global software leaders ». Il dévoile le « top 100 » des éditeurs mondiaux, celui des 100 premiers des principaux pays : Chine, Inde, France, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis.

L'étude est téléchargeable à l'adresse suivante :

http://www.afdel.fr/iso_album/global_software_leaders_2010.pdf

Dans sa synthèse, Pierre Marty, associé chez PricewaterhouseCoopers (pwc) a noté plusieurs tendances clés, issues des interviews d'éditeurs. En termes qualitatifs: l'émergence du cloud, celle du mobile computing, la consumérisation des technologies. Des incertitudes demeurent sur le cloud : la sécurité, la protection des données privées, la qualité de service. Le mobile computing, en revanche, pose moins de problème de fond que de maturité, étant moins répandu, notamment en Europe qu'aux Etats-Unis. Le dernier point, la consumérisation oblige les éditeurs à plus de proximité et de relations avec leurs clients.

Au plan économique, deux points ressortent : la poursuite de la consolidation et la nécessité de faire émerger des acteurs au niveau mondial. Les entreprises américaines ont plusieurs longueurs d'avance. Elles forment 44% du marché mondial du logiciel, les européennes 36%, les asiatiques 20%. Dans le top 100 mondial, 74 sociétés sont américaines, 14 européennes, dont une seule française, Dassault Systèmes.

Les éditeurs sont finalement confrontés à une double transformation, par l'émergence de nouveaux marchés et par la nécessité d'être mondiaux. L'éditeur français Talend donnait d'ailleurs une image saisissante de cette nécessité, créé il y a quatre ans, il est déjà implanté dans une quinzaine de pays.

Article de Didier Barathon
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