Scriba étoffe sa présence territoriale et son offre en rachetant Pentasonic

Jérôme Faucher, président du groupe Scriba estime que la part des services dans son chiffre d'affaires va augmenter au cours des prochaines années.

Jérôme Faucher, président du groupe Scriba estime que la part des services dans son chiffre d'affaires va augmenter au cours des prochaines années.

L'acquisition de son homologue nantais Pentasonic permet au VAR bordelais Scriba de se doter d'un datacenter et d'un second centre de support. L'opération portera virtuellement son chiffre d'affaires à 38 M€ au titre de l'exercice 2016.

Le VAR Scriba vient d'annoncer le rachat de son homologue nantais Pentasonic. Dans le détail, le groupe bordelais spécialisé dans le négoce, le cloud et l'infogérance a repris 100% du capital de cette société à ses dirigeants. D'après Jérôme Faucher, le président de Scriba, ceux-ci souhaitaient passer à autre chose mais resterons au moins 6 mois au sein de l'entreprise pour assurer la transition. L'ensemble des 40 salariés de Pentasonic reste en poste et les programmes d'investissement actuellement en cours sont maintenus. Gage de qualité dans la région Bretagne auprès des PME et des ETI, la marque Pentasonic est conservée, la mention Groupe Scriba s'ajoutant simplement à sa suite.

Avec cette acquisition, le groupe bordelais fait d'une pierre deux coups. Premièrement, elle lui permet de renforcer son maillage territorial. « Jusqu'à présent notre présence en Bretagne se limitait à une personne basée à Vannes. Avec Pentasonic nous passons à une quarantaine de collaborateurs dans la région », déclare Jérôme Faucher. Pour rappel, Scriba comptait 7 agences avant l'opération. Elles sont situées à Bordeaux (siège), Toulouse, Niort, Vannes, Lyon, Paris et Aix-en-Provence. A travers le rachat de Pentasonic, le groupe fait en outre l'acquisition d'un datacenter et d'un centre de support. « Avec le centre que nous possédions déjà à bordeaux, nous portons ainsi nos effectifs dédiés au support à 30 personnes », explique le dirigeant.

Une porte d'entrée sur le marché de l'éducation

Deuxièmement, l'opération vient enrichir le portefeuille d'activités de Scriba. Pentasonic propose notamment des offres dédiées au monde de l'éducation, secteur sur lequel le groupe bordelais était peu présent, ainsi que des offres de convergence d'infrastructures inédites pour Scriba. « Ce sont celles que nous intégrerons en priorité à notre catalogue. Mais nous sommes encore en train d'apprendre à nous connaître. Il y a évidemment d'autres complémentarités dont il nous reste encore à déterminer comment les exploiter au mieux », tempère Jérôme Faucher.

Le rachat de Pentasonic s'inscrit dans la stratégie affichée par Scriba en 2014 suite à la réalisation de son MDO. « Nous avions déclaré que nous souhaitions nous appuyer sur la croissance externe pour étendre notre présence territoriale tout en étoffant notre offre. C'est exactement ce que nous faisons avec le rachat de Pentasonic », précise le dirigeant. Il rappelle également que les activités historiques de négoce ne sont pas négligées. « Aujourd'hui nous réalisons 70% de notre chiffre d'affaires dans l'achat/revente de matériel informatique et le reste dans les services. Dans ce dernier domaine, 44% des revenus sont issus du cloud », déclare le dirigeant.

Les services en croissance

Jérôme Faucher est toutefois conscient que la part des services est vouée à augmenter. « A l'instar de ce que nous constatons sur le marché, nous rencontrons une croissance annuelle de 8% pour l'activité services quand celle du négoce stagne », indique-t-il. Au titre de l'exercice 2016, le groupe Scriba devrait réaliser 38M€ de chiffre d'affaires, en tenant compte de l'apport de Pentasonic (10 M€). Ses effectifs sont maintenant de 160 collaborateurs. 

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