UsedSoft profite de l'engouement grandissant pour les logiciels d'occasion

François-Xavier Beauval, directeur d’UsedSoft en France : « Cette année, nous allons consacrer un budget plus important à notre communication, notamment en participant à des salons. »

François-Xavier Beauval, directeur d’UsedSoft en France : « Cette année, nous allons consacrer un budget plus important à notre communication, notamment en participant à des salons. »

La filiale française de l'allemand UsedSoft a enregistré des ventes en hausse de 26% en 2016. Spécialisé dans les logiciels d'occasion, le revendeur bénéficie notamment d'une demande accrue des organismes publics.

Implanté dans l'Hexagone depuis 5 ans maintenant, le revendeur allemand de logiciels d'occasion Usedsoft y connaît toujours une forte croissance. L'an dernier, sa filiale française a dégagé 3,4 M€ de chiffre d'affaires, soit 26% de mieux que lors des 12 mois précédents. Dans le même temps, le nombre de ses clients a progressé de 40% pour s'établir à 1 400 entités. «Non contents d'être plus nombreux, nos clients deviennent en outre souvent des acheteurs récurrents », se félicite François-Xavier Beauval, directeur d'UsedSoft en France. L'entreprise concentre son catalogue sur 60 références de logiciels, principalement les produits génériques de Microsoft, afin d'être toujours en mesure d'approvisionner ses clients en quantité.

Un contrat sur six signé avec le public

L'an dernier, la société a notamment vu une accélération des acquisitions de logiciels d'occasion réalisées par les organismes publics. Ceux-ci ont été à l'origine d'un contrat sur six conclu par le revendeur. Un tiers de ces achats a été effectué par les villes et les communautés d'agglomération, contre 22% pour les organismes consulaires et 13% pour les centres hospitaliers et les EPHAD. « Le secteur public est très sensible à l'argument financier et donc au fait que les tarifs de nos logiciels d'occasion soient en moyenne de 30% inférieurs à ceux des produits neufs », explique François-Xavier Beauval. S'ajoutent aussi des intérêts pratiques comme le fait qu'acheter des logiciels d'occasion permet plus souvent aux organismes publics de ne pas dépasser une enveloppe de 25 K€, seuil au-delà duquel le déclenchement d'une procédure d'appel d'offres nécessitant des ressources et du temps est nécessaire.

Dans le secteur privé, les plus importantes contributrices au chiffre d'affaires d'UsedSoft sont les grosses PME. Selon le revendeur, cela s'explique par le fait que les responsables IT de ces sociétés sont, à la différence de leurs homologues présents chez les grands comptes, plus conscient de la réalité économique de leur entreprise et donc de la nécessité de faire des économies. «Gagner 50 K€ sur des achats de licence est un élément qui pèse beaucoup plus pour une PME que pour un grand compte », résume le directeur France de UsedSoft.

Les logiciels d'occasion, une alternative encore trop peu connue

Bien que l'activité du revendeur progresse de façon notable, à l'image du marché sur lequel il évolue, des freins existent encore au développement plus important de son chiffre d'affaires. Le principal est peut-être la méconnaissance des acheteurs sur la possibilité qui leur est offerte d'acquérir des logiciels d'occasion. Certains penseraient qu'ils n'ont pas d'autre choix que d'acheter du neuf. Il faut dire que la Cour Européenne de Justice n'a jugé qu'en 2012 que les éditeurs n'ont aucun droit de bloquer la revente de leurs produits sur le marché de la seconde main. Au regard du temps que prennent les mentalités pour évoluer, 5 ans représentent encore peu de temps.

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