Baisse des recrutements chez les éditeurs selon le baromètre Afdel / Apollo

En 2012, le volume des recrutements des éditeurs de logiciels est en diminution de 7% par rapport à 2011. C'est ce que montre la 1ère édition du baromètre RH publié par l'Afdel (association française des éditeurs de logiciels), en association avec le groupe de conseil et de courtage Apollo. Cette enquête, qui a été menée en France auprès de 50 éditeurs de logiciels*, révèle en parallèle une forte dynamique du recrutement des entreprises de moins de 250 salariés. Elles ont embauché en moyenne de 2 à 3 fois plus que les entreprises de plus de 250 personnes. Le baromètre note également une hausse des embauches avec des profils plus diplômés et expérimentés en 2012. Ainsi, la proportion de recrutements de candidats de niveau Bac+5 a augmenté de 10%, tandis que celle de débutants a été divisée par deux.

Des tensions sur les profils développeurs

En outre, les tensions rencontrées par certains éditeurs pour trouver les bons profils se confirme : 72% des sondés  reconnaissent avoir des difficultés à recruter au cours de 6 derniers mois. La taille de l'entreprise a un impact direct sur la capacité à pourvoir un poste : plus de 30% des structures dont l'effectif est inférieur à 50 salariés indiquent qu'il est très difficile de réaliser une embauche, et aucune parmi celles qui comptent plus de 250 salariés. De plus, 91% des éditeurs de logiciels notent des tensions particulières sur des postes d'ingénieur développeur.   77% des entreprises interrogées attribuent ces difficultés à une pénurie de candidats, 64% à une inadéquation des profils, 38% à une notoriété insuffisante de l'entreprise, 36% au niveau de rémunération et 26% à l'attrait insuffisant du secteur du logiciel.

Une préférence pour les sites d'emploi

Pour trouver des candidats, les éditeurs utilisent différents canaux de recrutement. Les sites d'emploi restent  les canaux privilégiés pour embaucher. Ils couvrent aujourd'hui 50% des besoins pour 32% de l'ensemble des personnes interrogées.  Les entreprises de moins de  50 salariés recourent à la cooptation, celles de plus de 250 collaborateurs s'appuyant davantage sur les candidatures spontanés. Les réseaux sociaux prennent progressivement leur essor avec une forte utilisation par les entreprises de moins de 250 personnes.

La baromètre souligne également la jeunesse des effectifs puisque l'âge moyen est de 36 ans, contre une moyenne de 40 ans pour la population active nationale. Enfin, côté salaires, l'écart entre Paris et la province est de 21% sur le salaire brut médian, de 9% sur le minimum et de 4% sur le maximum.  A Paris, la rémunération (brute annuelle médiane) d'un ingénieur développeur atteint 50 478 euros contre 41 218 euros en province.



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