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Entretien
![]() Frédéric CavazzaConsultant chez SQLI Agency"La révolution du web 2.0 n'est pas de nature technologique"30/03/2006 - par Fabrice Alessi
Outre les fonctions qu'il occupe chez SQLI, Frédéric Cavazza est également l'auteur d'un blog qui renferme de nombreux articles traitant de Web 2.0. Distributique : Pour vous, qu'est-ce que le Web 2.0 ? Frédéric Cavazza : Pour en donner une définition courte, je dirais qu'il s'agit de la somme de toutes les petites améliorations qui ont été apportées au Web depuis qu'il existe et qui forment un véritable pas en avant par rapport au sites et services en ligne que nous connaissons. En ce sens, la révolution du Web 2.0 n'est pas forcément liée à un bouleversement technologique. Sa mise en oeuvre repose sur deux piliers. D'une part, les interfaces riches qui autorisent des possibilités d'affichage et de manipulation beaucoup plus puissantes que les pages classiques reposant sur le HTML. Ensuite, l'implication des internautes qui ne s'inscrit pas seulement dans une démarche communautaire mais aussi dans une approche collaborative où une institution ou une marque va solliciter de façon beaucoup plus intensive les visiteurs d'un site ou les utilisateurs d'un service en ligne. Distributique : Puisque le Web 2.0 ne correspond pas à un bond technologique, pourquoi en entend-t-on parler autant depuis quelque temps ? Frédéric Cavazza : Après l'effondrement de la bulle spéculative liée à la nouvelle économie, les investisseurs étaient extrêmement méfiants vis à vis de l'internet. La situation est aujourd'hui assainie et les marchés financiers cherchent de nouvelles niches d'investissement à fort potentiel. Aujourd'hui ils se réveillent et, au vu de l'accélération de l'innovation menée par des géants comme Google ou Yahoo! et des exemples très emblématiques de rachats comme ceux de Skype ou de MySpace, ils s'aperçoivent qu'ils ont peut-être raté quelque chose dans le domaine du Web. Distributique : Quels exemples de sites dont les services reposent sur ces principes pouvez-vous citer ? Frédéric Cavazza : Pour la dimension collaborative, Flickr.com propose un service d'échange de photos entre internautes. Ces derniers peuvent uploader leurs propres images sur le site et les partager en leur attribuant un mot-clé. Dans le domaine du commerce en ligne, nous assistons également à l'émergence de communautés d'achat comme celles de Zlio.com ou de la Shoposphere de Yahoo! Shopping. Pour les interfaces riches enfin, on peut citer l'exemple de Google Finance, qui propose un confort d'utilisation et des possibilités de manipulation très intéressantes (comme sur les graphiques des cours de Bourse d'une valeur). Distributique : Les agences web telles que SQLI sont-elles sollicitées par leurs clients pour tirer parti du Web 2.0 ? Frédéric Cavazza : Oui, notamment par les marchands en ligne qui s'interrogent sur la façon d'en tirer parti afin de mieux vendre. Selon notre point de vue, il y a deux éléments essentiels : l'approche collaborative ou comment faire recommander des produits par d'autres, ainsi que les interfaces riches qui permettent de réaliser des assistants d'achat beaucoup plus conviviaux et performant. |
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