Les TPE ne croient plus à la reprise

L'Observatoire de la TPE (*), qui parle des artisans, commerçants et services, publie ses chiffres 2011 et ceux du 1er trimestre 2012. Même s'ils sont en légère hausse, ils montrent une situation difficile, non seulement la crise est là, mais le consommateur ne réagit plus de la même manière.

Sur 2011, l'activité des TPE (artisans, commerçants et services) s'est redressée. Globalement, le chiffre d'affaires des 300 000 petites entreprises étudiées est en hausse de 1,9%, c'est nettement mieux que l'année précédente qui se traînait avec +0,7%. Toutefois, il y a un an, les auteurs de l'analyse voyaient une amorce de reprise, un an après, leur espoir est douché. La reprise attendue n'est pas au rendez-vous, même si la croissance 2011 avec +1,9% fait mieux que le PIB, +1,7%.

Ce qui inquiète c'est la disparité entre secteurs et plusieurs tendances de fond. Des secteurs, l'Observatoire en balaye plus de 56, on notera que les magasins d'électroménager et de TV hifi affichent une baisse de 12,2%. Une chute due à la fin de l'effet TNT. Au vu des chiffres du 1ertrimestre, l'Observatoire prévoit pour ce secteur une baisse de 11,3% sur l'année. Les studios photos sont également en berne, avec -7,4%. Même si les mairies ne leur font plus de concurrence déloyale avec des cabines numériques pour les photos d'identité.

Un effet prix déformant

Concernant directement les revendeurs informatiques, mais ce n'est pas propre à ce secteur, l'Observatoire montre un effet prix déformant. Explication. En valeur, ce marché se maintient, mais en fait il baisse en volume. Il y a  moins d'acheteurs pour des achats moins nombreux, mais ils laissent une note plus élevée. Dans le grand public, c'est inquiétant.

L'Observatoire comporte une partie plus sociologique, élaborée par Alain Tourdjman, directeur des études, de la veille et de la prospective. Elle concerne les achats grand public et montre que la consommation se transforme. Le consommateur simplifie ses modes d'achat et distingue les achats courants, où il économise, des achats plaisirs, où il peut dépenser. Au passage, il délaisse les grandes surfaces pour la proximité, supérettes ou petits commerces.

Il est donc difficile de distinguer ce qui relève des économies et donc de la crise, des changements de comportements, et de lieux d'achats dans les décisions des consommateurs. Bien sûr, le e-commerce est maintenant bien installé, mais quel que soit le canal, l'élément qui va dominer tient aux nouveaux comportements, à la fois d'achats et de dépenses. Le contexte est tendu et le consommateur volatil.

(*) L'Observatoire est publié par la Fcga (Fédération des centres de gestion agréée) et les Banques Populaires.

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