Une vulnérabilité affectant la passerelle d'accès distant Ivanti Connect Secure fait l'objet d'exploitations actives. Elle permet à un attaquant non authentifié d'exécuter des commandes à distance, exposant les réseaux d'entreprise à un risque de compromission.
Ivanti a alerté le 13 octobre sur l'exploitation active d'une vulnérabilité de sécurité affectant Connect Secure, sa solution d'accès distant utilisée notamment par les salariés et les prestataires pour se connecter aux ressources informatiques de leur organisation.
Référencée CVE-2026-104935, la faille permet de contourner l'authentification par usurpation et d'exécuter des commandes à distance sans disposer préalablement d'un compte valide. Le Centre gouvernemental français de veille, d'alerte et de réponse aux attaques informatiques (CERT-FR) signale également des risques d'élévation de privilèges et de contournement des politiques de sécurité.
Les administrateurs doivent vérifier leurs équipements
Les versions concernées comprennent plusieurs branches de Connect Secure antérieures aux versions correctives 22.8R2.5, 25.1.1.2 et 25.1.3.1. Les administrateurs doivent identifier les équipements exposés, appliquer les mises à jour appropriées et rechercher d'éventuelles traces d'intrusion.
Le CERT-FR recommande également d'isoler les équipements susceptibles d'être compromis, de préserver les journaux et d'analyser les systèmes à l'aide des indicateurs publiés par les chercheurs en sécurité. Une mise à jour ne suffit pas nécessairement à éliminer les conséquences d'une intrusion antérieure.
La vulnérabilité a été ajoutée au catalogue des failles activement exploitées de l'agence américaine CISA le 13 octobre. Cette inscription souligne l'urgence de traiter le problème pour les organisations concernées.
Les passerelles d'accès distant constituent un point d'entrée particulièrement sensible : une compromission peut offrir un accès à des ressources internes et faciliter la progression d'un attaquant dans le système d'information.
Pour les équipes IT, la priorité est donc double : corriger les équipements vulnérables et vérifier qu'aucune compromission n'a déjà eu lieu. La surveillance des comptes, des connexions et des services associés doit accompagner les opérations de remédiation.






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