Oracle a invoqué une clause de force majeure sur un projet de data center développé avec un fonds immobilier américain. En cause : des retards dans la mise à disposition de l'électricité nécessaire au fonctionnement de l'infrastructure.
La course aux capacités de calcul pour l'intelligence artificielle se heurte désormais à une contrainte très concrète : l'accès à l'électricité. Oracle a invoqué une clause de force majeure concernant un projet de data center développé avec une filiale de Blue Owl, rapporte Reuters.
Le groupe américain cherche ainsi à se protéger contractuellement contre les conséquences de retards liés à l'alimentation électrique du site. Le projet concerné fait partie des infrastructures nécessaires pour répondre à l'augmentation des besoins de calcul associés au cloud et à l'intelligence artificielle.
La puissance électrique devient un facteur de déploiement
Cette situation illustre une difficulté qui dépasse Oracle. Les opérateurs de data centers doivent désormais obtenir simultanément des terrains, des capacités de raccordement, des équipements de refroidissement et des volumes importants d'électricité.
Le développement rapide des infrastructures d'IA accentue cette pression. Les nouveaux centres de données nécessitent des puissances considérables et peuvent se retrouver confrontés à des délais de raccordement incompatibles avec les calendriers prévus par les opérateurs informatiques.
Pour les fournisseurs de cloud, la disponibilité de l'électricité devient donc un élément déterminant de la capacité à déployer rapidement de nouvelles ressources informatiques.
Le cas Oracle montre également que les contraintes énergétiques commencent à avoir des conséquences contractuelles et financières sur les projets de data centers.






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