Thales présente un nouveau dispositif de cyberdéfense destiné aux organisations critiques confrontées à des attaques utilisant des modèles d'intelligence artificielle avancés. Le groupe veut accélérer la détection et la réponse tout en maintenant la décision humaine.
Thales veut adapter la cybersécurité à l'accélération des attaques alimentées par l'intelligence artificielle. À l'occasion de son Cyber Summit à Paris, le groupe a présenté une architecture mondiale destinée aux organisations opérant des infrastructures critiques.
Le dispositif couvre cinq domaines : la sécurisation des applications, la détection et la réponse augmentées par l'IA, une plateforme de cyberdéfense intégrée, l'évaluation continue des risques et la protection des actifs critiques.
Une défense automatisée mais supervisée
Selon Thales, les modèles d'IA avancés peuvent accélérer la recherche de vulnérabilités, le développement d'exploits et l'exécution de cyberattaques. Les entreprises doivent donc être capables d'analyser les menaces et d'y répondre à une vitesse comparable.
Le groupe mise notamment sur l'automatisation pour faire circuler en continu les informations relatives aux menaces, aux vulnérabilités, à l'exposition des systèmes, à la détection et à la remédiation.
Thales insiste toutefois sur le maintien d'une supervision humaine pour les décisions importantes. L'objectif est de combiner la rapidité des systèmes automatisés avec l'expertise des équipes de cybersécurité.
Le groupe s'appuie également sur plusieurs partenariats technologiques. Dans le cadre du programme Fairwind de Google, Thales prévoit notamment d'utiliser des technologies de Google destinées à la cybersécurité, dont Gemini 3.8 Flash Cyber et CodeMender.
Cette approche traduit une évolution du marché : face à des attaques capables d'exploiter l'IA pour gagner en vitesse et en autonomie, les outils de défense cherchent eux aussi à automatiser davantage leurs opérations.






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