Annuels Econocom : les revenus des activités poursuivies ont stagné

L'accélération du plan de réduction des coûts d'Econocom au second trimestre a permis de dégager 3 M€ d'économies annuelles contre un objectif initial de 20 M€. Illustration : D.R

L'accélération du plan de réduction des coûts d'Econocom au second trimestre a permis de dégager 3 M€ d'économies annuelles contre un objectif initial de 20 M€. Illustration : D.R

Amputées d'au moins 134 M€ de revenus, du fait de difficultés en Italie, les activités poursuivies par le groupe Econocom n'ont dégagé que 2,93 Md€ de chiffre d'affaires en 2019. Le ROC a notablement progressé sous l'effet d'un plan d'économies qui s'est accéléré au second semestre.

En attendant la publication officielle de son bilan annuel le 11 mars, Econocom lève le voile sur un partie de ses résultats financiers pour l'exercice 2019. Au cours de ces 12 mois, le chiffre d'affaires des activités poursuivies par la SSDI s'est élevé à 2,93 Md€. Il ressort ainsi en légère baisse organique (-0,8%) comparé à l'année précédente. Retraitée de la baisse du chiffre d'affaires de TMF, une filiale transalpine de la SSDI, la croissance se situe à +4,5% (+3,7% en organique). Pour mémoire, cette dernière est impliquée dans un scandale financier en Italie pour émission de fausses factures.

Le ROC en hausse de 13%

Engluées dans ces difficultés, TMF a vu sa contribution au résultat opérationnel courant d'Econocom reculer de 17 M€. Malgré cela, le ROC des activités poursuivies par la groupe a enregistré une hausse de 13% à 126 M€.  Pour parvenir à cette croissance, Econocom a notamment amplifié son plan de réduction des coûts au second semestre. Il est ainsi parvenu à dégager 30 M€ d'économies, alors que l'objectif initial était fixé à 20 M€. En 2021, la politique de baisse des coûts opérationnels de la SSDI devrait aboutir à une réduction annuelle des charges de 96,5 M€ par rapport à 2018.

L'activité historique d'Econocom en souffrance

L'un des autres chantiers menés par le groupe porte sur la réorganisation de son pôle Technology Management & Financing qui renferme son métier historique. En 2019, les facturations de cette branche ont chuté de 10% à 1,12 M€, principalement à cause de la contraction de l'activité en Italie. A l'inverse, les revenus du pôle Digital Services and Solutions se sont appréciés de 7,4% à 1,8 M€. Un bon résultat tiré notamment par les ventes de produits et de solutions (+10%) et la croissance de 2,9% à 670 M€ des entités de services. Le chiffre d'affaires des activités non poursuivies a représenté 161 M€.

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