Bouygues Telecom met le paquet pour racheter SFR

Finalement, Bouygues Telecom est bien candidat au rachat de SFR et a déposé son offre auprès de Vivendi. L'opérateur valorise SFR à 14,5 milliards d'euros et prévoit 10 milliards d'euros de synergie. Sur la partie emploi, il ne prévoit "bien sûr" aucun départ contraint.

La partie de poker sur SFR a pris fin hier soir avec Bouygues Telecom qui a abattu son jeu en déposant une offre auprès de Vivendi. Celle-ci valorise l'opérateur à 14,5 milliards d'euros sans les synergies et 19 milliards d'euros avec. Ces dernières sont évaluées à 10 milliards pour des coûts de mise en oeuvre d'environ 800 millions sur cinq ans, selon un communiqué. Les équipes des deux opérateurs travaillent déjà ensemble suite à leur récent accord sur la mutualisation des réseaux.

Concrètement, Bouygues propose à Vivendi un montant de 10,5 milliards d'euros en numéraire et 46% du capital du nouvel ensemble. Le financement par la dette est garanti par la banque HSBC. Bouygues n'exclut pas une introduction en bourse afin de réaliser une augmentation de capital. Pour mémoire, l'offre de Numericable/Altice n'a pas été rendue publique, mais elle valorise SFR à 11 milliards d'euros.

L'emploi et la concurrence comme points d'achoppement


Sur la partie emploi, Bouygues explique que cette fusion serait à même de « redynamiser l'emploi dans le secteur » sans impliquer de « départs contraints ». Pour l'offre de Numericable, Patrick Drahi le président d'Altice, s'est engagé dans un entretien au Figaro « à ne pas licencier, à conserver 8 500 emplois chez SFR et 2 400 chez Numericable et même à recruter des commerciaux pour le marché des entreprises ». Martin Bouygues estime que son offre est « un projet industriel français offensif, bénéfique pour l'environnement économique, l'investissement et les consommateurs et préservant l'emploi ». Une profession de foi répondant aux attentes du gouvernement qui avait été exprimées par sa porte-parole à la sortie du Conseil des ministres.

Il reste maintenant au conseil d'administration à analyser les deux offres en prenant en compte de multiples critères sous pression gouvernementale, des autorités de la concurrence nationale et européenne. Des concessions devront être faites sur la partie réseau et fréquences de téléphonie mobile pour rassurer les régulateurs. Un autre acteur regarde ce mouvement avec attention, Free, qui n'a finalement pas déposé de candidatures, mais pourrait être in fine le grand gagnant de la consolidation du marché.

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