Le groupe américain se retire d'un projet de centre de données développé avec Nscale, en raison de retards attendus dans le raccordement au réseau électrique. Un revers qui souligne les contraintes énergétiques pesant sur les infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle.
Microsoft a renoncé à son accord pour devenir le principal client d'un centre de données en construction à Loughton, dans l'Essex, au Royaume-Uni. Selon Reuters, les retards de raccordement au réseau électrique ont pesé dans cette décision : l'alimentation du site ne serait pas attendue avant les années 2030.
Le projet, porté par Nscale, devait accueillir des infrastructures destinées aux services cloud Azure et aux charges de travail liées à l'intelligence artificielle. Microsoft a toutefois précisé que ce retrait concernait un seul site et ne remettait pas en cause son partenariat global avec l'entreprise spécialisée dans les infrastructures informatiques.
L'énergie, un facteur déterminant pour les infrastructures IA
Nscale affirme rester engagé dans le projet de Loughton et chercher des sources d'énergie alternatives. L'entreprise entend également poursuivre ses autres développements au Royaume-Uni.
Cette décision illustre une difficulté croissante pour les opérateurs de centres de données : la disponibilité des capacités de calcul ne dépend pas seulement des investissements, des puces ou des bâtiments, mais aussi de la possibilité d'obtenir une alimentation électrique suffisante dans les délais prévus.
Pour les fournisseurs de cloud et les entreprises qui développent des services d'intelligence artificielle, les retards de raccordement peuvent bouleverser les calendriers de déploiement et compliquer la planification des capacités. Le cas britannique rappelle ainsi que l'accès à l'énergie devient un enjeu stratégique pour l'expansion des infrastructures numériques.







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