Microsoft étoffe Copilot avec Claude Cowork d'Anthropic

Copilot Cowork servira-t-il de tremplin à Microsoft pour convaincre davantage d’entreprises de se tourner vers ses licences M356 Copilot et E7 ? (crédit : Microsoft)

Copilot Cowork servira-t-il de tremplin à Microsoft pour convaincre davantage d’entreprises de se tourner vers ses licences M356 Copilot et E7 ? (crédit : Microsoft)

En couplant l'outil de gestion et d'organisation de l'espace de travail Claude d'Anthropic à son assistant IA Copilot, Microsoft espère marquer des points dans la bureautique augmentée à l'IA. Sorti de la beta privée, Copilot Cowork est réservé aux utilisateurs de son programme Frontier détenteurs d'une licence M365 Copilot ou E7.

Si Microsoft est historiquement proche d'Open AI, cela ne l'empêche pas d'aller aussi voir ailleurs pour étendre ses projets IA. Le dernier accord signé en octobre dernier lui permet d'ailleurs de travailler sur l'intelligence artificielle générale (AGI) seul, avec un tiers ou non. La firme de Redmond ne s'est pas privée de cette liberté pour intégrer à son assistant IA Copilot un outil du concurrent direct de l'éditeur de ChatGPT, Anthropic, qui a annoncé en janvier dernier Cowork. Initialement lancé dans Claude Code pour aider les développeurs à mieux s'organiser et gérer leur espace de travail, cet outil s'est rapidement ouvert dès février aux métiers avec des extensions dédiées (commerce, finance, juridique, marketing...). Les fonctions de Cowork sont variées pour aider aussi bien des responsables produits (écriture de spécifications, priorisation des feuilles de route et suivi des avancements de projets), des chercheurs en biologie (recherche de documentation, analyse de résultats et planification d'expérimentations), que des data scientist (requêtage, visualisation et interprétation de datasets)...

Séduit par Claude Cowork, Microsoft a annoncé début mars son intégration à Copilot dans M365 en apportant des capacités bureautiques étendues. Et ce aussi bien pour envoyer des mails, planifier des réunions, créer des documents Word, Excel, PPT et PDF, ou encore envoyer des messages dans Teams (canaux et chats), et rechercher de l'information. Des fonctions que l'on pensait réalisables par Copilot mais ce n'est manifestement pas le cas. Ou alors sans doute pas aussi bien que ce que l'outil de son nouveau partenaire est capable de faire. « En étroite collaboration avec Anthropic, nous avons intégré la technologie à la base de Claude Cowork dans Microsoft 365 Copilot. C'est cet atout multimodèle qui distingue Copilot. Votre travail n'est pas limité à une seule marque de modèles. Copilot rassemble les meilleures innovations du secteur et sélectionne le modèle le mieux adapté à la tâche, quel que soit son développeur. Il s'agit d'un mode de fonctionnement qui ne fera que gagner en puissance à mesure que de nouveaux modèles et de nouvelles méthodes de travail verront le jour », expliquait début mars Jared Spataro, directeur marketing IA at work de Microsoft. Ce 30 mars ce dernier a aussi indiqué que « grâce aux fonctionnalités intégrées de Claude et de Microsoft, telles que la gestion de l'agenda et le compte-rendu quotidien, Copilot Cowork peut tout gérer, des tâches ponctuelles aux processus récurrents comme la révision mensuelle du budget ».

Une licence M365 Copilot ou E7 requise Jusqu'à présent, Copilot Cowork était réservé à un nombre limité de clients en beta privée (ou research preview dans le jargon de Microsoft), mais le fournisseur le rend désormais disponible pour les utilisateurs inscrits à son programme Frontier, qui permet d'accéder en avant-première à ses derniers produits et innovations IA et disposant d'une licence M365 Copilot (28 €HT par utilisateur par mois) ou de la dernière suite M365 E7 aka Frontier Suite (99 $HT par utilisateur par mois, le prix en euro n'est à ce jour pas connu) intégrant Copilot. Mais aussi Agent 365, Entra, Defender, Purview, Intune et bien entendu l'ensemble des briques bureautiques habituelles incluant aussi Teams, Power BI Pro... Parmi les premières entreprises ayant utilisé cet outil (en accès anticipé) le géant des fonds de pension américain Capital Group qui, selon Microsoft, « affirme déjà en percevoir la valeur ajoutée, qu'il s'agisse de planification, de programmation, de création de livrables ou de préparation des revues budgétaires de direction. »

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