Jérôme Virey, DG de Divalto (à droite sur la photo), aux côtés de Jérémy Grégoire, le président. (Crédit Divalto)
Désormais 100 % SaaS, l'éditeur mise aussi sur sa plateforme Flexio pour multiplier les offres métiers et intégrer des agents IA personnalisés. Une mutation soutenue par un réseau de partenaires en pleine montée en compétences
Divalto, éditeur français de logiciels ERP et CRM pour les PME et ETI, accélère sa mutation vers le SaaS. En 2025, il a même enregistré une progression de 27 % de son ARR. « Historiquement, nous éditions des solutions en mode on-premise lesquelles représentent encore 1/3 de notre business. Aujourd'hui, nous constatons une accélération très forte de cette base installée vers le SaaS. Bien sûr, Divalto est devenu aujourd'hui un éditeur 100 % SaaS », confirme Jérôme Virey, directeur général du groupe. Par exemple, son offre CRM Weavy a affiché une croissance de près de 35% en 2025. Précisons que les solutions de Divalto sont hébergées dans le cloud Azure de Microsoft ; elles étaient auparavant dans le cloud d'IBM. D'autre part, dans le contexte actuel de cybermenaces croissantes et de renforcement réglementaire, Divalto, déjà labellisé ISO 9001, annonce l'obtention de la certification ISO 27001 depuis le début du mois de mars.
Parmi ses axes de développement, Divalto souhaite aller plus en profondeur dans la verticalisation de ses trois offres (Business pour le négoce B2B, Field Service pour l'installation, la maintenance et la gestion du SAV, sans oublier Industry pour la gestion de production). « Nous voulons créer une vingtaine d'offres d'ici à deux ans », souligne Jérémy Grégoire, président de Divalto. Pour appuyer sa stratégie, l'éditeur mise sur Flexio, une entreprise rachetée en 2024, qui propose une plateforme no-code de développement d'applications métiers déjà exploitée par une quinzaine de ses partenaires intégrateurs.
Création d'un club utilisateurs autour de l'IA
D'autre part, l'IA est une autre priorité de l'éditeur ; à ce titre, la plateforme Flexio sert aussi à créer des agents IA pour exécuter des tâches, comme le mentionne Jérôme Virey. Sur l'IA, le fournisseur a identifié plusieurs promesses pour ses clients : l'automatisation des tâches répétitives à faible valeur ajoutée, le prédictif pour anticiper les risques et saisir les opportunités, et la personnalisation pour adapter chaque interaction au contexte de chaque utilisateur. Pour aller plus loin, il a même lancé la semaine dernière un club utilisateurs pour faire germer des idées et apporter ainsi des évolutions potentielles pour ses produits. « Notre objectif est d'avoir entre 15 et 20 membres actifs », précise le dirigeant. Concernant cette fois-ci les choix technologiques autour de l'IA, Divalto veut rester ouvert aux multiples algorithmes disponibles sur le marché étant donnée leur vitesse d'évolution. Sur le volet de la facture électronique, Divalto travaille avec Docoon qui propose une plateforme agréée ; ce dernier était déjà l'un de ses partenaires technologiques autour de la dématérialisation. Jérôme Virey précise que ses partenaires revendeurs sont très sollicités en ce moment ; ils ont d'ailleurs mis en oeuvre des services d'accompagnement dédiés.
Côté distribution, Divalto compte environ 100 partenaires dont une cinquantaine d'intégrateurs actifs. Pour certains, il les fait monter en compétences pour satisfaire à sa stratégie de verticalisation ; il en recrute aussi de nouveaux. Quant à son programme partenaires lancé début 2025, il s'est enrichi de labellisations axées vers les métiers. Divalto exige à ce titre plusieurs critères dont la certification Scorefact autour de la satisfaction client. L'IA est aussi au coeur du programme avec des formations certifiantes. Pour Jérémy Grégoire, l'ambition du groupe est claire : c'est d'apporter des solutions de gestion efficaces pour que ses clients puissent continuer à développer leur business. Si son pari réussit, l'éditeur s'est fixé d'atteindre les 60 M€ de CA en 2030.







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