« En France, quasiment aucun syndicat professionnel n'a réussi à peser plus de 15% des entreprises qu'il représente, explique André Vidal, Président de la FEB. Nous passerons ce cap si nous approchons des 1 500 adhérents, ce qui est possible au vu de la progression enregistrée ces derniers mois ». Le fait est que la fédération a réussi a passer de 350 membres fin 2006 à 736 aujourd'hui et que, selon son Président, elle est quasiment assurée de franchir la barre des 1 000 fin 2008. La logique arithmétique laisserait donc penser que le chiffre de 1 500 adhérents pour la fin 2009 n'est pas inatteignable. « Le nombre en lui-même peut paraître anecdotique, mais seuls les syndicats professionnels réellement représentatifs peuvent prétendre peser sur les décisions, estime André Vidal.
D'ores et déjà, avec 736 entreprises sur environ 8 000, nous sommes en passe de négocier un régime spécifique pour nos métiers en ce qui concerne la loi sur les règlements à 45 jours, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2009. Concrètement, nous pourrions bénéficier d'un décret d'application spécifique qui permettrait d'étaler la mise en oeuvre jusqu'à début 2012 ».
Viser les « têtes de pont »
Une telle progression du nombre d'adhérents ne peut être liée à autant d'initiatives individuelles. Le développement de la FEB est donc expliqué par la possibilité, depuis un an, d'enregistrer des adhésions collectives. Cela a notamment été le cas, ces derniers mois, des réseaux Séquence ou Hexapage. D'autres groupements sont susceptibles de rejoindre la FEB, tels que Spicers, Bureau Vallée, Escrim et autres. Chaque fois, la fédération s'enrichit de plusieurs dizaines de nouveaux membres.
Une stratégie revendiquée par André Vidal : « Il était indispensable d'acquérir une taille significative et, pour cela, le seul moyen est de s'adresser aux « têtes de pont » et pas seulement à chacune des entreprises ». Dans le même esprit, la FEB souhaite organiser des événements en association avec des organismes représentatifs tels que l'Association des Industriels de la Papeterie et du Bureau (AIPB), notamment afin de mutualiser les investissements.
« C'est parce que nous sommes plus nombreux que nous pouvons initier davantage de projets, conclut André Vidal.
C'est notamment le cas pour la redéfinition de nos conventions collectives ou pour la promotion de la charte de la FEB, qui a d'ores et déjà été signée par plus de la moitié des adhérents ».
La prochaine échéance, pour la FEB et son Président, sera l'élection pour un nouveau mandat, durant l'été 2009. En l'occurrence, André Vidal ne cache pas qu'il sera « candidat à sa propre succession ».
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