Compufirst se lance dans l'agrégation de services cloud

Pour son lancement, le portail Compufirst Cloud propose 12 offres SaaS.

Pour son lancement, le portail Compufirst Cloud propose 12 offres SaaS.

Le revendeur Compufirst vient de mettre en ligne Compufirst Cloud, un site dédié à la location d'applications SaaS. La version actuelle de l'outil n'est qu'une première étape vers une plate-forme où les processus de provisionnement et d'administration des services pourront être pris en charge par les clients sur le web.

Comme certains grossistes IT le font pour leurs clients, le revendeur Compufirst propose désormais lui aussi une plate-forme d'agrégation de services cloud aux entreprises. Le 26 septembre, ce spécialiste de la vente à distance et en ligne de produits informatiques a lancé Compufirst Cloud, un site sur lequel sont rassemblées des offres SaaS dont certaines sont fournies par des distributeurs (Tech Data, Ingram ou Also) et d'autres à travers des partenariats passés en directs avec des éditeurs. Parmi les 12 applications proposées, sans engagement pour la plupart, figurent notamment Office 365 et Enterprise Mobility Suite de Microsoft, Sage One, ESET Antivirus, Veeam Cloud Connect et Dropbox Business. Compufirst commercialise aussi des offres en marques blanche dans les domaines de la messagerie, de la sauvegarde ou encore de la visioconférence. Certains des services de son catalogue sont également rassemblés dans trois packs différents (création d'entreprises, mobilité, sécurisation des données).

Deux nouvelles étapes à franchir pour automatiser tous les processus

« Nous testons la commercialisation de services SaaS depuis plus d'un an auprès d'une cinquantaine de clients, sans plate-forme spécifique. Cette phase nous a permis de roder notre approche et de développer Compufirst Cloud en tenant compte des retours clients », explique Lionel Vargel, le directeur général et co-fondateur de Compufirst. Telle qu'elle fonctionne actuellement la plate-forme n'est qu'une première étape vers la mise à disposition d'un agrégateur complet. Pour l'heure, en effet, l'activation des services SaaS, leur provisionnement ainsi que leur administration sont réalisés via des contacts téléphoniques avec les collaborateurs du revendeur. Mais d'ici trois à six mois, d'autres développements auront été finalisés pour que la plate-forme soit véritablement marchande et propose un panier électronique commun aux offres on-premise et cloud diffusées par Compufirst. Les arrivées des fonctions de monitoring et de provisionnement seront effectives à plus long terme. « Créer ce type d'outils demande beaucoup de travail de développement. Avant de les mettre en service, nous préférons tester les offres et évaluer celles qui fonctionnent pour ne pas consacrer des efforts à des services qui ne s'avéreraient pas assez demandés », justifie Lionel Vargel.

Dégager 50% de marge récurrente d'ici quatre ans

Bien que tous les outils prévus par Compufirst ne soient pas encore en place, le revendeur estime que la première mouture de sa nouvelle plate-forme le met déjà en position d'aller capter des clients. Pour l'heure, il mise surtout sur la demande des entreprises de 50 à 1000 postes, son coeur de cible. Lorsque les autres outils seront en place, notamment les fonctions d'e-commerce, le revendeur pourra aussi s'attaquer aux entreprises de moins de 50 postes. « Actuellement, 10% de notre marge est récurrente. Nous anticipons de porter cette proportion à 50% d'ici quatre ans», précise Lionel Vargel. D'autant qu'entre-temps, le revendeur devrait avoir élargi son catalogue cloud à trois ou quatre nouvelles offres SaaS d'ici fin 2016. En outre, la société ne veut pas se cantonner au SaaS et prévoit également de commercialiser des offres IaaS à l'avenir. Pas question dans ce cas de commercialiser ces services à la manière de ceux proposés en mode SaaS, le IaaS relevant du mode projet pour Compufirst.

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