Fin de l'oligopole sur les encours ?
Distribution - 02/03/2009
Suite aux réactions à l'article de Distributique.com sur les réductions et les annulations d'encours, les langues commencent à se délier. Le grossiste Dexxon explique ainsi qu'il a fait appel à un assureur crédit espagnol pour briser l'oligopole de quelques organismes sur le marché français.
Pour celles et ceux qui n'avaient pas pris l'option « grec », rappelons simplement que « oligo » peut être traduit par « quelques uns ». Un oligopole n'est donc rien d'autre qu'un monopole détenu par « quelques uns ». Les noms sont connus et, même, communiqués par le médiateur du crédit dans son dernier courrier à la presse : Euler Hermes - SFAC, Atradius et COFACE. Les deux autres leaders de l'assurance crédit, AXA et Groupama, sont peu présents sur le marché IT.
En théorie, il n'est pas possible pour les grossistes d'échapper à ces quelques assureurs crédit qui, selon Vincent Van Cauteren, Directeur Administratif et Financier de Dexxon France, « ont la mainmise sur le marché IT ». Le grossiste explique qu'il a été exaspéré par l'attitude commerciale de son assureur crédit Atradius qui, selon lui, l'informait de plusieurs centaines de réductions ou de résiliations d'encours tout en annonçant une augmentation de ses tarifs de 60%. « Cela revenait à prendre de moins en moins de risque en nous demandant de payer davantage », résume Vincent Van Cauteren.
En décembre 2008, Dexxon France décide donc de changer d'assureur crédit et comprend vite qu'il existe peu d'alternatives. En l'occurrence, il devra faire appel à un assureur crédit espagnol, CESCE, pour trouver chaussure à son pied. Cette « première » va-t-elle conduire les assureurs crédit français à s'engager davantage ?
Vers « l'auto assurance crédit »
Les commentaires des lecteurs
vous avez entièrement raison de souligner que 3 compagnies d'assurance crédit disposent d'un oligopole. En effet la FFSA annonce que les 3 acteurs principaux cumulent près de 90% du marché français de l'assurance crédit. C'est aussi ce qui les rend crédibles dans un métier où la technicité est extrème.
Toutefois il ne faut pas oublier que la CESCE (qui n'est pas une jeune société dans le monde de l'assurance crédit) est en phase de conquête sur le marché Français. Jusqu'à présent sa part de marché n'atteint pas 1% sur la France et se maintient depuis de nombreuses années à 2,5% sur le marché européen.
Attention au chant des sirènes, les prix bas ne sont pas forcément un gage de sérénité pour l'Assuré ; si la part de marché de l'Assureur qui cherche à s'implanter (et cette stratégie ne peut pas être contestée) avoisine le zéro, la conséquence est aussi qu'il ne connaît pas le marché français et encore moins les dossiers délicats des distributeurs IT.
Mais après tout si Mr Van Cauteren veut essayer, il a raison... Toutefois lorsque l'on sait que l'Espagne est un pays où le terme récession est déjà obsolète (mais il n'en existe pas de plus fort) on se demande avec quoi et pendant combien de temps les Assureurs crédit Espagnols vont payer les indemités à leurs Assurés.
Frédé 78
Pour votre gouverne, nos distributeurs nous ont fermé les encours malgré notre bonne santé financière.
Face à ceci nous avons réfléchi et avons trouvé une solution, nous n'avons plus besoin d'encours, de distributeur et de gérer des serveurs.
Nous faisons du cloud computing avec des hébergeurs qui nous facture un simple abonnement chaque mois.
Nos clients n'ont plus de problème de serveur à administrer avec des informaticiens récalcitrant et plutôt mal formé.
En fait, nous avons changé de monde et certains dinosaures ne l'ont pas vu.
L'informatique prend le même chemin que l'électricité dont elle dépend.
Jean-Jacques Le Gall, Kerlog (22)
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