De gauche à droite, les fondateurs de l’entreprise : Nicolas Bodin, pdg, Vivien Chappelier, directeur technique, Rony Abecidan, responsable de l'analyse forensique et Anthony Level, directeur de la stratégie. (Crédit Label4.ai.)
D'abord conçue pour s'intégrer dans une plateforme existante, la technologie de la start-up Label4.ai détecte les contenus frauduleux générés par l'IA.
Neutraliser la fraude générée par l'IA, c'est la mission que s'est fixée la start-up Label4.ai, créée par ses quatre fondateurs : Nicolas Bodin, Vivien Chappelier, Rony Abecidan et Anthony Level. Héritée de la recherche publique (CNRS et Inria) et privée, la technologie portée par cette entreprise innovante a, par exemple, pour but de détecter les fraudes à l'assurance lors d'une déclaration de sinistre, très répandues aujourd'hui. Comment ? En identifiant tous les artefacts (deepfakes, textes synthétiques, fausses images, etc.) produits par les générateurs d'IA, grâce à une combinaison d'analyse forensique et de marquage invisible (watermark) des contenus. Précisons que l'évolution de cette technologie est native : elle est maintenue en permanence, à l'instar d'un antivirus.
Face aux américains, Label4.ai se positionne comme un acteur souverain, indépendant des modèles génératifs. Comme le souligne Nicolas Bodin, le pdg, la société travaille avec la Commission européenne, notamment sur les obligations de transparence des contenus générés imposées par l'AI Act. Elle est aussi engagée dans une démarche de certification ISO 27001 et est labellisée Finance Innovation afin de satisfaire les exigences des assureurs.
Une stratégie de commercialisation directe et indirecte
Aujourd'hui, Label4.ai revendique déjà des premiers cas d'usage dans les secteurs de la banque et de l'assurance, mais elle souhaite désormais entrer dans une phase de commercialisation à plus large échelle. « En 2025, nous avons effectué une levée de fonds de 1,2 million d'euros auprès de business angels, ce qui nous permet d'accélérer sur le marché », ajoute le dirigeant. Son modèle de commercialisation phare reste l'intégration de sa technologie via une API dans une offre plus globale. L'éditeur travaille déjà avec quelques intégrateurs, dont Capgemini, mais aussi avec des éditeurs tiers (ISV) verticalisés souhaitant ajouter cet outil à leurs propres solutions. Une solution plus allégée existe aussi en mode standalone, elle est commercialisée en SaaS et cible les TPE et PME ; pour l'heure en phase de lancement, celle-ci est vendue en direct. À noter que les grands comptes sont également adressés en direct.
Il n'y a pas encore de programme dédié, l'éditeur travaillant en mode co-design avec ses partenaires. Il s'agit donc plutôt de sur-mesure, comme le précise Nicolas Bodin ; des remises sont toutefois proposées lors des déploiements, ainsi que des formations.







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