Mylbe diversifie son offre et cherche des partenaires

Ambitieux, le directeur général de Mylbe Michael Bechecloux compte sur le lancement de ses trois offres SaaS pour attirer plus de 300 partenaires supplémentaires en trois ans. (Crédit : Mylbe)

Ambitieux, le directeur général de Mylbe Michael Bechecloux compte sur le lancement de ses trois offres SaaS pour attirer plus de 300 partenaires supplémentaires en trois ans. (Crédit : Mylbe)

Depuis sa création en 2017, Mylbe accompagne les revendeurs spécialisés en téléphonie et en bureautique sur les parties avant-vente et maintenance technique. En juin l'entreprise compte lancer trois offres SaaS de sauvegarde en ligne, location d'environnement virtuel et stockage dans le cloud et élargir son channel.

Bâti en novembre 2017 à partir des briques IT de la société BWS, Mylbe s'est donné comme objectif de combler les lacunes informatiques des revendeurs travaillant majoritairement dans la téléphonie ou la bureautique. Pour ces entreprises, les thématiques IT prennent de plus en plus de place, et elles doivent souvent s'armer face à des concurrents bien plus spécialisés arrivant sur le marché. C'est pour cette raison que, jusque-là, l'entreprise basée dans les Yvelines proposait deux offres, toutes en marque blanche, à destination des revendeurs s'ouvrant à l'IT : de l'accompagnement sur l'avant-vente et du support technique via hotline ou sur site s'accompagnant, selon les besoins, de maintenance serveur. Une activité qui a permis à l'entreprise, qui emploie huit collaborateurs, de rassembler 1,1 M€ de chiffre d'affaires lors du dernier exercice.

A partir du mois de juin, Mylbe se diversifie et lance trois solutions logicielles en tant que service que ses partenaires pourront proposer à leurs clients. La première, Effibackup, est un outil de sauvegarde en ligne avec des tarifs packagés très agressifs : entre 10 et 13 centimes le giga. Le deuxième se nomme Efficient Anywhere (ou EA). Il s'agit d'une « Dropbox à la française sur un cloud privé », selon les termes employés par Michael Bechecloux, directeur général de l'entreprise, là encore avec une tarification très concurrentielle, de l'ordre « de 10 € par mois par utilisateur pour un espace de 500 Go, sachant que les capacités de stockage vont de 10 Go à 4 To ». EA est par ailleurs pourvu d'API lui permettant de communiquer avec d'autres applications, comme celles de Sage par exemple. Enfin, la dernière solution s'appelle Flexicloud et permet la location d'environnements virtuels à l'heure, à la journée ou sur des longues durées, jusqu'à trois ans. « L'idée c'est de proposer une infrastructure complète, serveur, poste de travail, sauvegardes voire même poste de travail, totalement hébergée dans le cloud avec un prix par poste au client. »

Un accord avec Iliad pour le stockage des données

Contrairement aux activités originelles, qui se cantonnent pour le moment à l'Île-de-France, ces offres sont proposées aux revendeur de l'ensemble du pays. Elles s'accompagnent de formations sur site ou via des webinaires. Ambitieux, Michael Bechecloux compte sur cette diversification pour élargir son réseau de partenaires. En plus de la cinquantaine avec qui Mylbe travaille déjà, il table sur le recrutement de 120 supplémentaires par an pendant trois ans. Une stratégie qui devrait rapporter, selon les objectifs de l'entreprise, 500 000 € de plus la première année, et permettre de doubler le chiffre d'affaires total l'année suivante. « En moyenne nous proposons 30 % de marge à nos partenaires », ajoute le directeur général.

Autre avantage majeur dont dispose Mylbe : tous ses services sont hébergés en France, sur des serveurs privés. Car l'élargissement de son activité, l'entreprise y a pensé en observant les inquiétudes des clients sur le RGPD. « Tout le monde s'est mis à se poser des questions sur la localisation des informations stockées, le niveau de sécurité... Nous avons donc choisi de proposer quelque chose de français aux clients, tout en restant simple et en maîtrisant les coûts pour que cela reste intéressant pour les partenaires », poursuit M. Bechecloux. C'est à Iliad, la maison-mère de Free, que Mylbe s'est associé pour contrôler le trafic des données stockées. Un accord préférentiel qui s'explique par la proximité entre les deux sociétés datant de l'époque BWS. « Nous avons signé un partenariat qui nous garantit de très bon délais de rétablissement sur tous nos environnements. On est très exactement à 99,98 % de disponibilité sur les datacenters d'Iliad, c'est-à-dire une heure et demie d'immobilisation par an maximum. »

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