Alors que la France reste toujours privée de salon dédié aux technologies numériques pour le grand public, Adon Events annonce l'organisation d'un événement à Nice, en décembre prochain, susceptible d'accueillir 20 000 visiteurs.
Durant trois jours, du 6 au 8 décembre 2008, Nice accueillera le salon Numérique Expo, à l'espace Acropolis. L'événement est organisé sur 5 000 m2 et le nombre de visiteurs attendus est d'environ 20 000. Principalement dédié au grand public, ce salon prend le relais du Salon du Multimédia, arrêté en 2004 au terme de sa huitième édition. « Le marché a beaucoup évolué depuis et il était donc nécessaire de concevoir un événement adapté, explique Didier Mary, qui assurait déjà la direction du Salon du Multimédia. La convergence implique la présence d'une dizaine de familles de produits numériques et il est indispensable de théâtraliser la présentation des solutions, plutôt que de se contenter d'une exposition statique des produits ». Nice Numérique Expo compte recevoir 120 marques, en direct ou via des distributeurs. Par ailleurs, ce salon accueillera des visiteurs entreprises (TPE, PME et collectivités territoriales) dans le cadre d'un espace dédié et en leur réservant un parcours de visite spécifique. « Nice Numérique Expo est le seul événement dédié au numérique de cette envergure en France », affirme Didier Mary. Le fait est que, malgré plusieurs tentatives, il n'existe toujours pas de grand salon grand public consacré aux technologies numériques dans la capitale. A partir de 2001 et de la fameuse « explosion » de la bulle Internet, chacun pouvait expliquer cette carence en évoquant la diminution des budgets marketing ou la délocalisation des centres de décision vers d'autres pays européens ou vers les Etats-Unis. Mais, alors que l'industrie était de nouveau demandeuse, les dernières tentatives pour lancer un grand rendez-vous grand public sur le thème des loisirs numériques ont échoué. La faute à qui ? La concurrence entre les projets de salons a nui aux initiatives « Les organisateurs de salons, dont nous-mêmes, sont les premiers responsables, reconnaît Didier Mary. Chaque fois que l'un d'entre nous annonce un projet de ce type, il doit s'attendre à ce que ses concurrents préparent des événements directement concurrents aux mêmes dates. Cela produit toujours les mêmes effets, surtout lorsque cela se passe à Paris : les équipes commerciales surenchérissent à la baisse et, au final, les événements sont annulés. En théorie, organiser un tel événement à Paris est donc possible, voire nécessaire, mais dans la pratique, cela reste très difficile. Nous n'avons pas ce problème à Nice et l'événement aura bien lieu ».







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