Des réseaux privés mobiles en 4G et bientôt 5G dans la bande des 2,6 GHz

Des réseaux privés mobiles en 4G et bientôt 5G dans la bande des 2,6 GHz

Grégoire de la Crouée, directeur des lignes produits réseaux privés 4G/5G chez Hub One. (Crédit Hub One)

Depuis 2019, l'Arcep a attribué des fréquences dans la bande des 2,6 GHz TDD à des opérateurs pour développer des réseaux mobiles professionnels (PMR ou Professional Mobile Radio) en bande étroite vers le très haut débit. L'objectif est donc de permettre à des entreprises de bénéficier de réseaux...

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Déjà des travaux sur la 6G dans les labos

La 5G est promise à une lente et longue montée en puissance sur au moins une décennie et après ? Va-t-on aller vers la 6G avec des débits d'un To/s ? Ce n'est apparemment pas de la science-fiction car certains laboratoires travailleraient déjà sur le successeur de la 5G à l'instar de Samsung Research qui s'engage, parmi d'autres acteurs, sur la normalisation de la 6G et qui annonce une commercialisation des premiers services 6G aux alentours de 2028-2030. Dans un livre blanc publié par Samsung, la 6G pourrait offrir des débits de 1000 Gbps et une latence inférieure à 100 microsecondes (μs). De tels débits ouvriraient la voie à des usages les plus immersifs possibles dans des interactions homme-machine autour d'hologrammes par exemple. Même chose pour l'opérateur nippon NTT DoCoMo qui dévoile aussi ses ambitions autour de la 6G dans un livre blanc pour des usages massifs liés à l'IA et la voiture entièrement autonome. Huawei, de son côté, a aussi fait savoir que sa R&D travaillait sur la 6G et que les fréquences utilisées seraient comprises entre 100 GHz et 30 THz pour arriver à de tels débits cités précédemment.

L'Europe dans la course à la 6G sous la houlette de Nokia


Alors que certains pays asiatiques avancent déjà à marche forcée vers la 6G, l'Europe, qui doit déjà faire face à des usagers sceptiques autour de la 5G par rapport aux questions d'environnement et sanitaires, risque d'être reléguée une fois de plus à un simple suiveur à moins que l'initiative récemment prise par l'Union Européenne sur le projet Hexa-X débouche sur des choses concrètes (lien vers https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-union-europeenne-donne-le-top-depart-a-la-6g-81288.html). En effet, derrière ce projet européen sur la 6G se trouve Nokia (coordinateur du projet), Ericsson, Orange et Telefonica et bien d'autres acteurs, là aussi les usages 6G seront de connecter les mondes humain, physique et numérique. Les Bell-Labs de Nokia ont d'ailleurs publié un certain nombre de documents (livre blanc et divers communiqués) autour de la 6G et participe au processus de pré-normalisation de la future norme. En plus d'Hexa-X, Nokia est activement impliqué dans d'autres initiatives européennes de recherche sur la 6G, telles que 6Genesis, un programme 6G national financé par l'Académie finlandaise et mené par l'Université d'Oulu, et Horizon Europe Smart Networks and Services qui vise à assurer le leadership européen dans le développement et le déploiement des technologies et services de réseau nouvelle génération.

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