Google dévoile ses Smart Glasses

Les lunettes connectées de Google, cette fois rebaptisées Smart Glasses, font leur grand retour mais réussiront-elles là où les Glass ont échoué ? (Crédit : Google)

Les lunettes connectées de Google, cette fois rebaptisées Smart Glasses, font leur grand retour mais réussiront-elles là où les Glass ont échoué ? (Crédit : Google)

Les lunettes de réalité augmentée font leur retour chez Google. La firme de Mountain View a annoncé que des tests en situation réelle seront effectués dès le mois d'août, notamment pour prendre en compte des facteurs comme les conditions météorologiques.

Elles ont été annoncées lors de la conférence I/O de Google en mai dernier. Les Smart Glasses font leur grand retour avec un prototype de réalité augmentée d'ores et déjà testé en coulisses. Ce modèle place la traduction et la transcription en temps réel directement dans le champ de vision de celui ou celle qui porte ces lunettes. Cette deuxième version des lunettes connectées de la firme de Mountain View sera capable d'écrire en direct et de traduire le langage pour faire abstraction de la barrière de la langue mais aussi aider les personnes malentendantes. Aujourd'hui, la firme annonce vouloir passer à l'étape suivante, et prévoit dès le mois d'août de tester des prototypes de réalité augmentée sur le terrain. Elle invoque en effet les limites des tests effectués en laboratoire.



Google va tester son dernier prototype de lunettes AR en situation réelle. (Crédit : Google)

Dans un billet de blog, Juston Payne, responsable des produits du groupe Alphabet, précise également que « cela aidera à prendre en compte des facteurs tels que la météo et les intersections très fréquentées, qu'il est difficile, voire impossible, de recréer entièrement en intérieur ». Les tests débuteront à petite échelle dans des lieux publics, avec des prototypes de réalité augmentée portés par « quelques dizaines de Googlers et de testeurs de confiance sélectionnés ». Ces modèles seront dotés d'écrans, de microphones et de caméras intégrés aux lentilles, mais leurs capacités seront strictement limitées. Par exemple, ces lunettes ne prennent pas en charge la photographie et la vidéo. Cependant, les données d'image seront utilisées pour permettre des expériences telles que la traduction du menu qui se trouve devant soi ou l'indication de l'emplacement d'un café à proximité.

La controverse Google Glass

Il est interdit aux testeurs de prototypes de lunettes AR de Google de les utiliser « dans les écoles, les bâtiments gouvernementaux, les établissements de soins de santé, les lieux de culte, les lieux de services sociaux, les zones destinées aux enfants (par exemple, les écoles et les terrains de jeux), les lieux d'intervention d'urgence, les rassemblements ou les manifestations et autres lieux similaires », ou encore en conduisant ou en faisant du sport. La géant américain n'a pas révélé où aux États-Unis, en particulier, ces lunettes seront testées. De plus, selon Google, « un indicateur LED s'allumera si les données d'image sont enregistrées pour analyse et débogage. Si un spectateur le souhaite, il peut demander au testeur de supprimer les données d'image et elles seront supprimées de tous les registres ».

Le fournisseur a commencé à développer ses premières lunettes connectées en 2011, un projet qui a connu autant de hauts que de bas. À l'automne 2014, le système Google Glass semble au point mort, du fait de son manque d'applications dédiées, de son prix élevé (1 499 $) et des problèmes de vie privée qu'il suscite. Le 15 janvier 2015, Google annonce la suspension de la production et des ventes. En juillet 2017, un second modèle de Glass à destination des entreprises et optimisé pour une utilisation dans ce cadre est lancé, Google abandonnant sa version grand public. Fort de ce marché BtoB, le produit est adopté par de nombreuses entreprises telles que DHL, General Electric, Volkswagen, ou encore Opel. En 2020, la firme annonce la disponibilité d'une Enterprise Edition 2. Avec cette deuxième version, le groupe propose également du code et des applications en open source.

Un marché qui tend à se démocratiser

Google n'est pas la seule entreprise à développer des lunettes connectées, notamment à l'aube de multiples projets de métaverse. Apple travaille sur le sujet et plus précisément sur des lunettes AR avec une fonction confidentialité. L'office américain des brevets (USPTO) a publié en novembre 2021 un document sur une fonction de confidentialité développée par Apple. Elle a été conçue pour montrer le contenu d'un iPhone uniquement à la personne ayant des lunettes spéciales. Le brevet fait référence à « des informations graphiques corrigées pour la vision et des données graphiques standard sur un appareil électronique ». Apple dénomme cette fonctionnalité « Privacy Eyewear », pour empêcher les personnes autour de vous de voir le contenu du téléphone.



Un document montre la fonction de confidentialité développée par Apple au moyen de lunettes spéciales. (Crédit Photo: USPTO)

De son côté, Meta cherche aussi à se faire une place sur le marché. L'entreprise a annoncé la sortie dans plusieurs pays dont la France le 14 avril de lunettes connectées Ray-Ban Stories vendues 329 euros. Pour ce tarif il est possible de déclencher l'enregistrement de clips de 30 secondes à 1 minute et de prendre des photos (les lunettes sont dotées d'une caméra de 5 MP) en cliquant sur des boutons incrustés dans la monture. Des micros ainsi qu'un haut-parleur permettent par ailleurs de passer des appels ou écouter de la musique. Une LED indique à des tiers que le porteur de ces lunettes prend un cliché ou démarre l'enregistrement d'une vidéo.



En collaboration, Meta et Ray-ban ont lancé des lunettes connectées pour prendre des photos et vidéos. (Crédit : Ray-Ban)

Microsoft qui avait pour sa part développé plusieurs versions de son HoloLens, a de son côté finalement indiqué avoir mis fin à l'HoloLens 3 en 2021, se tournant plutôt vers un dispositif prévu avec Samsung. Il semblerait que la division réalité mixte/augmentée/virtuelle de l'entreprise ne soit pas sûre de ce qu'elle compte faire. Cela a entraîné le départ d'employés vers Meta et d'autres entreprises. Sur fond de querelles internes, il s'avèrerait que Microsoft veuille concevoir les plateformes logicielles sur lesquelles fonctionnera le métavers, plutôt que de s'engager sur le dispositif lui-même. 

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