l'édition 2004 marqué par le retour de la confiance

(26/02/04) - Plus de 35 000 visiteurs, soit un tiers de plus qu'en 2003, un nombre d'exposants en hausse de 8% et une surface d'exposition près de 20% plus grande, le 3GSM World Congress version 2004, qui s'est achevé jeudi à Cannes a battu tous ses records. Allées saturées, réseaux de télécommunications frisant la crise de nerfs, circulation et bouchons sur la Croisette dignes d'un départ en vacances parisien, défilés de mode techno incessants... On était cette semaine bien loin de la morosité affichée lors des deux dernières éditions. Premiers pas pour l'UMTS Paradoxalement l'UMTS est fréquemment évoqué comme l'une des raisons du succès de ce 3GSM 2004, alors que le standard avait largement était la cause des déboires de 2002 et 2003. Cette fois c'est sûr, la 3e génération arrive. En Europe, Vodafone, Orange, Telefonica ont tous annoncé le lancement commercial de leurs services pour le second semestre et tout le monde se prend à rêver de leur succès. Cela reste à voir. Comme en 2002 lors du lancement des services GPRS, aucun opérateur ne se risque à annoncer le contenu de ses futurs services ou à donner une idée de leur prix. De plus, les opérateurs critiquent les fabricants de téléphones pour leur inaptitude à livrer en masse des terminaux fiables et stables. De fait, mis à part Motorola et quelques fournisseurs asiatiques, les équipementiers européens n'ont rien de bien intéressant à montrer. En fait, il semble qu'il ne faille guère miser sur un marché de masse UMTS avant 2006. Le couronnement de Java Autre tendance de fond, Java semble s'être définitivement imposé dans l'univers du mobile. Partout dans les allées, on parle d'applications Java, de support de J2ME MIDP 2.0 (Mobile Information Device Profile), de plates-formes de services Java... Côté serveur, tous les grands du secteurs comme Sun, IBM ou BEA présentaient au salon leurs plates-formes de service mobiles, tandis que côté client, tous les fournisseurs de terminaux mettent en avant le support de MIDP. Enfin côté applicatif, le salon regorgeait de jeux Java, mais aussi d'applications plus sérieuses comme celles montrées par RIM, IBM ou encore Oracle. Javacard, la technologie de cartes à puces Java, semble enfin s'être définitivement imposée comme le standard des fabricants de cartes à puce pour l'industrie des téléphones mobiles. Des terminaux conçus de plus en plus par et pour les opérateurs Si l'UMTS attire les projecteurs, plusieurs tendances de fond sont aussi apparentes au 3GSM. S'inspirant du modèle DoCoMo, les opérateurs européens tentent ainsi de plus en plus de contrôler leur environnement, qu'il s'agisse du réseau, des services ou des terminaux. Vodafone a ainsi édicté des règles très strictes envers ses fournisseurs et souhaiterait unifier l'expérience utilisateur (ergonomie, interface, menus, écran...) de ses terminaux. Orange, avec ses "Signature Phones" s'est engagé dans une démarche similaire, même s'il est moins avancé que son concurrent. Cette tentative d'intervenir très tôt dans le design des téléphones fait grincer des dents chez les équipementiers, soucieux de maintenir le contrôle sur leurs produits... Dans cette bataille, Nokia apparaît comme le constructeur qui a le plus à perdre. Le numéro un mondial s'est aussi attiré les foudres de certains de ses partenaires avec son offre de rachat de Symbian. Le président de Panasonic notamment a clairement fait connaître son opposition à la manoeuvre. Une union des actionnaires minoritaires de Symbian, comme Matsushita (maison mère de Panasonic), Ericsson ou Siemens, n'est donc pas impossible pour bloquer la tentative de rachat de Nokia. Alors que ce GSM 2004, s'achève une petite sensation d'inachevée reste toutefois perceptible. Rares auront été les grandes annonces et les grandes innovations technologiques. De même, une forme de réserve semblait encore perceptible chez plusieurs responsables de l'industrie. "Cette année n'est pas tant celle du retour de la croissance du secteur, que celle du retour de l'espoir et de la confiance", nous confiait ainsi un dirigeant d'un grand fournisseur. Prudence donc, même si le retour de l'optimisme n'est déjà pas si mal...

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