La carte Galileo d'Intel arrive en Europe

La carte Galileo d'Intel est alimentée par un processeur Quark à faible consommation. Crédit: D.R

La carte Galileo d'Intel est alimentée par un processeur Quark à faible consommation. Crédit: D.R

Intel a commencé à livrer aux distributeurs sa micro carte Galileo basée sur le processeur Quark à très basse consommation d'énergie. Les fans, bidouilleurs de hardware et mordus du « do-it-yourself » en tout genre, pourront l'avoir entre les mains dans les deux semaines à venir.

Hier, une porte parole d'Intel, Claudine Mangano, a confirmé par courriel que les cartes Galileo devraient être disponibles chez certains revendeurs aux États-Unis et en Europe dans les deux prochaines semaines. La vente en ligne suivra. La carte Galileo, un peu plus grande qu'une carte de crédit, est livrée sans boîtier. Elle est construite autour du processeur très basse énergie Quark d'Intel. Elle s'adresse à une communauté de hackers de hardware et à des amateurs qui s'amusent à construire divers appareils électroniques, comme des équipements de contrôle pour le secteur de la santé, des robots, ou encore pour se fabriquer un media center pas cher.

La firme de Santa Clara avait annoncé que le prix de la carte Galileo serait inférieur à 60 dollars HT, mais le revendeur en ligne Mouser Electronics la propose déjà sur commande au prix de 69 dollars HT l'unité (56 euros environ, hors frais de port). Mouser prévoit de commencer ses livraisons le 16 décembre. Galileo sera également vendue par des détaillants spécialisés comme Avnet, Arrow, Ingram et Maker Shed, comme l'a indiqué Intel. La carte Galileo est plus chère que le PC Open Source  Raspberry Pi, dont le prix oscille autour de 29 euros pour le Type A et 39 euros pour le Type B. La carte Pi est construite autour d'un processeur ARM et offre le traitement graphique en 1080p. D'autres cartes sous ARM, comme la BeagleBone tournant sous Android ou Linux, sont proposées à moins de 50 dollars HT.

Une carte 100% compatible avec Arduino

Quelques expériences ont déjà été réalisées avec Galileo comme le YesYesBot, un robot jetable qui distribue des bonbons, et Lyt, un panneau lumineux qui peut être contrôlé à partir d'un terminal mobile. L'un des atouts de Galileo, c'est sa totale compatibilité avec l'environnement de développement Arduino, très répandu dans le secteur de l'électronique pour écrire des applications simples. Intel a également demandé l'aide de la communauté des fabricants pour trouver des usages à sa nouvelle gamme de puces Quark, moins gourmande en énergie que les puces Atom. Les processeurs Quark sont destinés aux terminaux portables et aux petits appareils électroniques. La puce Quark 32 bits de Galileo est basée sur le design des puces Pentium x86. Sa vitesse d'horloge est de 400 MHz et elle est dotée de 512 Ko de RAM. Par ailleurs, Galileo est dotée de 256 Mo de DRAM, de 8 Mo de mémoire flash, d'un connecteur micro-SD, d'un port Ethernet 100Mbps, d'un slot miniPCI-Express, d'un port USB 2.0 et d'un port série RS-232. L'alimentation et d'autres composants peuvent être achetés séparément.

Intel s'est également engagé à mettre le design de sa carte sous licence Open Source pour permettre à d'autres de le copier. « Le marché du hardware amateur n'est pas négligeable, et il est normal qu'Intel s'intéresse à ce créneau », a déclaré Dean McCarron, analyste principal chez Mercury Research. « Si l'on regarde les ventes de Raspberry Pi, qui ont dépassé les 2 millions d'unités il y a deux semaines, le marché est même assez conséquent », a ajouté l'analyste. « En plus des produits, Intel pourra également diffuser ses outils logiciels à un nouveau public. Intel veut en effet inciter plus de gens à écrire des applications pour l'architecture x86, et souvent, les étudiants commencent à se familiariser avec le développement logiciel en amateurs », a expliqué Dean McCarron. « Cela ouvre un autre front dans la bataille qui oppose les processeurs Intel à ceux de ARM », a ajouté l'analyste.

La firme prévoit aussi d' offrir 50 000 ordinateurs Galileo à des étudiants de plus de 1000 universités. « Le fondeur a fait de cette action une de ses priorités », a déclaré Claudine Mangano. « Ce programme est en bonne voie aujourd'hui. D'ici la fin de l'année prochaine, des milliers d'universités à travers le monde disposeront de la carte », a-t-elle ajouté. Intel n'a pas encore divulgué les noms des collèges et des universités qui recevront Galileo, mais ces institutions peuvent s'inscrire sur le site Web d'Intel pour demander à en bénéficier.

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