La WiFi Alliance et la SD Association mettent Huawei à l'écart

Si Huawei pourra toujours utiliser la technologie WiFi sans être certifié dans ses terminaux, il n'aura cependant plus le droit de supporter les cartes SD. (Crédit : Huawei)

Si Huawei pourra toujours utiliser la technologie WiFi sans être certifié dans ses terminaux, il n'aura cependant plus le droit de supporter les cartes SD. (Crédit : Huawei)

Après les fournisseurs avec lesquels elle travaille pour produire ses terminaux mobiles, PC, serveurs, routeurs et commutateurs, Huawei se voit exclure des grands consortiums définissant les standards technologiques. La société n'aura donc plus voix au chapitre au sein de la WiFi Alliance et de la SD Association.

C'est l'effet boule de neige qui grossit à mesure qu'elle chute. Huawei vient de se faire exclure de la WiFi Alliance. Et de la SD Association. Dans le premier cas, l'Alliance a dit « restreindre temporairement » la participation de Huawei dans ses activités, à savoir définir les standards de la technologie WiFi. Ce groupement est notamment composé d'Apple, Qualcomm, Broadcom et Intel. Ces trois derniers ayant déjà tournés le dos à Huawei. Cette mise en retrait n'aura pas d'influence particulière sur l'activité commerciale du Chinois, qui pourra continuer à utiliser la norme mais ne pourra plus obtenir la certification ou participer à l'évolution des standards du WiFi.

Là où Huawei est encore plus à la peine, c'est d'avoir été exclu de la SD Association. Cette dernière a dit « s'aligner sur les décisions du département du Commerce des Etats-Unis » à nos confrères de Nikkei Asian Review. Si le vendeur de terminaux chinois n'aura donc plus voix au chapitre concernant les standards de la technologie de stockage, il ne pourra plus utiliser de cartes SD et de technologie les supportant dans ses produits non plus. Un handicap certain, même si Huawei se détache quand même de cette norme au profit du format NM, qu'il utilise notamment pour son Mate 20. L'entreprise pourrait aussi décider de ne proposer que du stockage interne, comme le fait Apple.

Si tous ces partenariats s'effondrent bien, Huawei ne pourra définitivement plus construire ses smartphones, tablettes et PC portables. Si au moment où Google stoppait au fournisseur chinois sa licence Android, Huawei aurait pu trouver un OS différent ou même le développer en interne, les choses se sont corsées au moment où Intel a couper les ponts avec le Chinois. Le privant de processeurs pour ces ordinateurs. ARM en a rajouté une couche en mettant un terme au partenariat permettant à Huawei de fabriquer ses puces pour mobile Kirin sous l'architecture du concepteur. Et son exclusion de ces deux dernières associations n'arrangera pas la situation de Huawei.

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