Le reconditionné creuse rapidement son sillon dans les entreprises

Dans le cadre d'un achat de matériel IT reconditionné, 53% des entreprises se méfient de la qualité des équipements. Crédit photo : D.R.

Dans le cadre d'un achat de matériel IT reconditionné, 53% des entreprises se méfient de la qualité des équipements. Crédit photo : D.R.

Selon une étude de Rzilient, 40% des entreprises disposent d'un parc informatique composé aux trois quarts de matériels reconditionnés. La qualité des équipements remis à neuf constitue toutefois un frein à leur adoption.

Qu'en est-il de l'attrait et de l'usage des matériels informatiques reconditionnés dans les organisations ? La société Rzilient tente d'apporter une réponse à ces questions avec la première édition de son baromètre « Politiques et pratiques green IT dans les entreprises ». Le sujet est d'importance puisque le numérique pèserait 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (source : The Shift Project), dont les trois quarts sont issus de la fabrication des terminaux. Il est toutefois regrettable que le panel de répondants ayant participé l'étude ne réunisse que 38 entreprises (de 3 à 950 salariés).

Seulement 7% de matériels reconditionnés dans les parcs en 2021

Il ressort de leurs réponses que les comportements d'achats envers les matériels d'occasion remis à neuf évoluent rapidement. Sur les 38 sociétés sondées, 40% d'entre elles affirment qu'au moins deux tiers des équipements informatiques qu'elles exploitent sont reconditionnés. En 2021, seulement 7 % des machines de bureau étaient des matériels de seconde main, selon l'Institut du Numérique Responsable. Le reconditionné a particulièrement le vent en poupe dans les entreprises à impact RSE. Il représente de 70 à 100% des matériels en place chez 46% d'entre elles, quand cette proportion n'est atteinte que dans 32% des entreprises de la population générale.

Pour que les choses progressent encore, il faudrait que le matériel informatique remis à neuf ne suscite plus ou, en tous cas, moins de réticences. 53% des entreprises se méfient en effet de la qualité des équipements. La quantité de stocks disponibles, nécessaire pour une homogénéisation des parcs, fait quant à elle tiquer 37% des répondants, suivie de la diversité des modèles en catalogue (30%), à égalité avec le prix. Or, quand elles commandent un PC ou un notebook, les organisations ont pour premier critère de choix ses performances et ses caractéristiques techniques. Le prix n'arrive qu'à la seconde position et le modèle à la troisième.

La gestion de la fin de vie des équipements s'améliore

L'autre motif de satisfaction fourni par le baromètre de Rzilient est que la fin de vie des équipements informatiques est de mieux en mieux gérée. A la question de savoir ce qu'elles font de leurs matériels informatiques qu'elles jugent trop vieux pour être conservés, 58,8% des sociétés ayant participé au baromètre de Rzilient ont déclaré les envoyer à un organisme agréé dans la collecte des DEEE. Elles n'étaient que 51% en 2018, selon l'ADEME. D'autres (5,9%) les utilisent pour se constituer un stock de pièces détachées où les transfèrent dans un autre service (5,9%). Finalement, seules 29,4% des répondants indiquent ne pas savoir quoi faire de leurs matériels informatiques en fin de vie.

Le recyclage des matériels informatiques et l'achat d'équipements reconditionnés n'est toutefois pas la seule variable sur laquelle les entreprises peuvent jouer pour améliorer l'empreinte environnementale de leurs outils numériques. La prolongation de la durée d'utilisation de leurs ordinateurs en est une autre. A l'heure actuelle, le temps médian de possession d'un PC dans les organisations n'est que de 12 à 24 mois.

s'abonner
aux newsletters

suivez-nous

Publicité

Derniers Dossiers

Des JO 2024 sous haute surveillance

Des JO 2024 sous haute surveillance

Dans moins de six mois s'ouvriront les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 d'été à Paris dans un contexte international très tendu, bien plus que pour les précédentes éditions....

Publicité