Les chantiers de Christel Heydemann à la direction générale d'Orange

Christel Heydemann débutera ses fonctions de directrice générale d'Orange le 4 avril prochain. (Crédit Photo: Nicolas Grouhier/Pixabay)

Christel Heydemann débutera ses fonctions de directrice générale d'Orange le 4 avril prochain. (Crédit Photo: Nicolas Grouhier/Pixabay)

Le conseil d'administration d'Orange a recruté Christel Heydemann en tant que directrice générale et prendra ses fonctions le 4 avril prochain. Stéphane Richard reste président de l'opérateur, le conseil se laissant jusqu'à la mi-mai pour lui trouver un remplaçant.

Pas de revirement de dernière minute : Christel Heydemann va bien devenir la prochaine directrice générale d'Orange. Le conseil d'administration a ainsi entériné une nomination qui ne faisait plus de doutes depuis quelques semaines. Adoubée par le gouvernement - et notamment Bruno Lemaire -, Chrystel Heydemann prendra officiellement ses fonctions le 4 avril prochain, indique un communiqué d'Orange. Elle remplace Stéphane Richard, condamné dans l'affaire de l'arbitrage du Crédit Lyonnais et Bernard Tapie et qui garde son poste de président jusqu'au mois de mai. Le conseil d'administration se laissant ce temps pour choisir un remplaçant.

Chrystel Heydemann n'est pas une inconnue chez Orange en étant depuis 5 ans administratrice du groupe. Elle occupe actuellement le poste de directrice générale Europe Opérations de Schneider Electric. Elle est diplômée de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Après un passage au cabinet Boston Consulting Group, elle a commencé sa carrière au sein d'Alcatel en 1999 où elle a eu plusieurs postes notamment dans le cadre de la fusion Alcatel-Lucent.

Plusieurs travaux pour la directrice générale


Elle connait donc bien le monde des télécoms et Orange en particulier. Commentant sa nomination, Chrystel Heydemann a reconnu que « les défis sont majeurs » à la tête de l'opérateur. Ils sont de plusieurs ordres. Les actionnaires dont l'Etat verront d'un bon oeil les efforts pour redresser le cours de bourse qui évolue autour de 10 euros contre 14 euros avant 2020. Il faudra donc trouver des nouveaux relais de croissance et consolider certains marchés. Par exemple sur la partie entreprise, le développement des offres cloud notamment souveraines se font attendre avec la naissance encore nébuleuse de Bleu en collaboration avec Capgemini et Microsoft. On peut évoquer aussi l'accélération de la 5G pour les entreprises où la future ex-patronne de Schneider Europe a fait confiance à Orange dans l'usine de Vaudreuil. Elle pourrait aussi se pencher sur le futur d'Orange Cyberdéfense, dont l'entrée en bourse a été étudiée.

La poursuite du déploiement de la fibre optique sera aussi dans sa feuille de route, tout comme l'extinction progressive du RTC. La dimension humaine n'est pas à négliger pour un groupe où le dialogue social est certes apaisé mais le traumatisme des suicides encore bien présent. L'expérience de Chrystel Heydemann (ancienne DRH d'Alcatel-Lucent) sera sans conteste un plus. Enfin, dans un marché en perpétuelle évolution, elle devra saisir les opportunités de croissance par des acquisitions stratégiques. Récemment, on prêtait à Orange des velléités de rachat d'Atos...

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