Que va faire SFR de son entrée en bourse et de sa nouvelle autonomie ?

Jean-René Fourtou (à gauche) et Vincent Bolloré, respectivement président et vice-présisdent du conseil de surveillance de Vivendi

Jean-René Fourtou (à gauche) et Vincent Bolloré, respectivement président et vice-présisdent du conseil de surveillance de Vivendi

Depuis dix-huit mois, SFR subit des soubresauts. Externes avec l'arrivée de Free Mobile qui percute les trois grands opérateurs, mais aussi en interne, du moins par sa holding Vivendi qui la soumet à des turbulences importantes. De nombreux P-dg se sont succédés, Jean-Yves Charlier le dernier en date tenant solidement la barre. Dernier épisode, l'entrée en bourse de SFR.

Il s'agit d'un spin-off, donc d'une séparation en deux d'une entreprise et d'une double cotation, chaque actionnaire de Vivendi recevant des actions de SFR. Pour les actionnaires de Vivendi, l'opération est doublement logique. Côté métiers, Vivendi s'occupera de médias, avec Canal+ et Universal Music, un tout petit peu de télécoms avec le brésilien GVT qu'elle détient encore. Quant à SFR, son autonomie boursière permettra aussi à la holding de se délester sur elle des nombreux investissements nécessités par les télécoms.

Les candidats potentiels ne manquent pas

Evidemment, si une telle opération rend plus lisible le groupe Vivendi et met un terme aux rivalités au sommet, entre Jean-René Fourtou et Vincent Bolloré, elle laisse SFR en proie aux rumeurs. Une société cotée est plus facilement opéable. Les candidats potentiels au rachat ne manquent pas. Les rumeurs non plus, qui ont fait dans le passé de Numericable ou de Free des acheteurs potentiels,  à moins qu'un opérateur étranger n'offre une meilleure valorisation. On pense à l'inévitable Vodafone gorgé des revenus tirés de la cession de ses parts dans Verizon Mobiles. D'autres peuvent être à l'affut. Le mexicain Carlos Slim a déjà un pied chez KPN.

Ce serait la fin d'un aspect très franco-français des télécoms. Les quatre principaux acteurs étant encore détenus par des intérêts nationaux. Mais cette particularité et cette possible ouverture financière ne nous sont pas spécifiques. Tous les pays européens se demandent qui activera l'inévitable recomposition du monde des opérateurs. Dernier aspect et non des moindres, l'interminable feuilleton qui agite le sommet de SFR perturbe les équipes internes qui aimeraient retrouver un peu de sérénnité et de certitudes.

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