Slack porte plainte contre Microsoft en UE pour abus de position dominante

Le CEO de Slack, Stewart Butterfield, a critiqué le comportement de Microsoft à de nombreuses reprises par le passé, notamment en affirmant que son rival gonfle son nombre d'utilisateurs réels. (Crédit : Slack)

Le CEO de Slack, Stewart Butterfield, a critiqué le comportement de Microsoft à de nombreuses reprises par le passé, notamment en affirmant que son rival gonfle son nombre d'utilisateurs réels. (Crédit : Slack)

Alors qu'il dit avoir l'impression que Microsoft veut tuer son activité, Slack réplique en portant plainte auprès de l'Union européenne contre l'éditeur de Redmond pour abus de position dominante. En intégrant directement Teams à sa suite bureautique, l'éditeur de Redmond empêcherait les clients de choisir une solution de collaboration alternative.

Slack a déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre Microsoft. Le premier accuse au second de regrouper injustement son application de collaboration Teams avec sa suite Microsoft 365. Selon Slack, cette démarche permet à Microsoft d'abuser de sa position dominante sur le marché pour « faire fi de la concurrence en violation du droit de la concurrence de l'Union européenne ». « Microsoft a illégalement lié son produit Teams à sa suite bureautique et collaborative Office, dominante sur le marché, en forçant son installation auprès de millions de personnes, en bloquant son retrait et en cachant le coût réel aux entreprises clientes », insiste Slack dans son argumentaire.

Le CEO de Slack, Stewart Butterfield, a critiqué le comportement de Microsoft à de nombreuses reprises par le passé, notamment en affirmant que son rival gonfle son nombre d'utilisateurs réels. Bien que M. Butterfield ait déclaré que l'éditeur de Redmond n'est pas un concurrent direct, il a supposé dans les colonnes de The Verge en mai que Microsoft est « peut-être préoccupé de façon malsaine par le fait de nous tuer, et Teams est son moyen de le faire ».

Récidive de la part de Microsoft

Slack affirme que la décision de Microsoft de pousser l'adoption de Teams rappelle les précédentes batailles antitrust auxquelles le groupe a dû faire face. Microsoft a été accusé par la Commission européenne d'avoir associé son navigateur Internet Explorer à son système d'exploitation Windows dans une affaire réglée en 2009 : l'éditeur avait alors promis d'accroître l'accès aux plateformes concurrentes. Malgré cela, il a été condamné à une amende de 561 millions d'euros en 2013, lorsque les régulateurs européens ont déterminé qu'elle n'avait pas respecté ses engagements.

« Microsoft revient à son comportement passé », a déclaré David Schellhase, avocat général de Slack. « Slack demande à la Commission européenne de prendre des mesures rapides pour s'assurer que Microsoft ne puisse pas continuer à exploiter illégalement son pouvoir d'un marché à l'autre en regroupant ou en liant des produits », a-t-il ajouté.
Teams plus adopté pendant la crise du Covid-19

Après l'annonce de cette action en justice, Microsoft s'est engagé à travailler avec l'UE et a déclaré être « impatient de fournir des informations supplémentaires à la Commission européenne et de répondre à toutes les questions qu'elle pourrait avoir ». Le groupe a aussi ajouté que Teams s'est avéré plus populaire pendant la pandémie parce qu'il offre des options de vidéoconférence que Slack n'a pas. « Avec le Covid-19, le marché a adopté Teams en nombre record alors que Slack a souffert de son absence de vidéoconférence. Nous nous sommes engagés à offrir aux clients non seulement le meilleur des nouvelles innovations, mais aussi une grande variété de choix dans la façon dont ils achètent et utilisent le produit », indique Microsoft dans sa déclaration.

« Il n'est pas surprenant que Slack prenne cette mesure s'ils estiment avoir de fortes chances de réussir », estime Irwin Lazar, vice-président et directeur de service chez Nemertes Research. « Comme ils ont le sentiment que Microsoft s'efforce de vouloir les tuer, je m'attendais à ce que Slack utilise tous les moyens légaux qu'ils pensent pouvoir utiliser pour se défendre ».

Devenir la solution choisie au niveau entreprise

Microsoft a lancé Teams il y a trois ans, en mettant cette application concurrente de Slack à la disposition des abonnés d'Office 365 (aujourd'hui Microsoft 365). Teams compte 75 millions d'utilisateurs actifs par jour, a déclaré Microsoft cette semaine, soit une augmentation de 31 millions au cours du mois dernier. Ce développement est intervenu après l'arrivée fracassante de Slack sur le marché en 2015. L'éditeur compte 12 millions d'utilisateurs selon ses statistiques les plus récentes d'octobre 2019.

Avec Cisco Webex Teams, Slack et Microsoft Teams sont les applications de collaboration les plus largement déployées, selon une enquête de Nemertes Research. Celles de Cisco et Microsoft sont plus fréquemment déployées à l'échelle de l'entreprise, selon M. Lazar, tandis que Slack est davantage utilisé au niveau des divisions. Slack continue à vouloir atteindre ce niveau groupe pour rivaliser avec les deux autres éditeurs « et je suppose qu'ils espèrent que la validation de cette plainte leur permettra de mieux concurrencer Microsoft, en éliminant potentiellement les arguments "Teams est gratuit avec Microsoft 365" que sortent souvent les utilisateurs finaux », conclut Irwin Lazar. Pourquoi AMD pense que les Etats-Unis achèteront plus de PC en 2020

Un vice-président du concepteur de puces AMD assure que les ventes de PC vont beaucoup augmenter aux Etats-Unis pour la rentrée des classes. Les mois de confinements de début d'année et les besoins de matériels pour travailler à distance en sont les principales explications.

 

Sur le marché de l'IT, quand une tendance naît aux Etats-Unis on peut s'attendre à ce qu'elle touche progressivement le reste du marché mondial. Cette semaine, Rick Bergman, vice-président Computing & Graphics d'AMD, s'est appuyé sur des données de la National Retail Federation (NRF) pour assurer que le passage soudain au travail et à la formation à domicile pendant la pandémie conduirait à l'installation d'un PC sur chaque bureau (table basse et comptoir de cuisine) à la maison. Et donc que les ventes d'ordinateurs, basés sur AMD ou non, augmenteront outre-Atlantique au moins.

« Auparavant, avoir un PC à la maison était considéré comme un besoin pour une famille entière », écrit M. Bergman dans Slack a déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre Microsoft. Le premier accuse au second de regrouper injustement son application de collaboration Teams avec sa suite Microsoft 365. Selon Slack, cette démarche permet à Microsoft d'abuser de sa position dominante sur le marché pour « faire fi de la concurrence en violation du droit de la concurrence de l'Union européenne ». « Microsoft a illégalement lié son produit Teams à sa suite bureautique et collaborative Office, dominante sur le marché, en forçant son installation auprès de millions de personnes, en bloquant son retrait et en cachant le coût réel aux entreprises clientes », insiste Slack dans son argumentaire.

Le CEO de Slack, Stewart Butterfield, a critiqué le comportement de Microsoft à de nombreuses reprises par le passé, notamment en affirmant que son rival gonfle son nombre d'utilisateurs réels. Bien que M. Butterfield ait déclaré que l'éditeur de Redmond n'est pas un concurrent direct, il a supposé dans les colonnes de The Verge en mai que Microsoft est « peut-être préoccupé de façon malsaine par le fait de nous tuer, et Teams est son moyen de le faire ».

Récidive de la part de Microsoft Slack affirme que la décision de Microsoft de pousser l'adoption de Teams rappelle les précédentes batailles antitrust auxquelles le groupe a dû faire face. Microsoft a été accusé par la Commission européenne d'avoir associé son navigateur Internet Explorer à son système d'exploitation Windows dans une affaire réglée en 2009 : l'éditeur avait alors promis d'accroître l'accès aux plateformes concurrentes. Malgré cela, il a été condamné à une amende de 561 millions d'euros en 2013, lorsque les régulateurs européens ont déterminé qu'elle n'avait pas respecté ses engagements.

« Microsoft revient à son comportement passé », a déclaré David Schellhase, avocat général de Slack. « Slack demande à la Commission européenne de prendre des mesures rapides pour s'assurer que Microsoft ne puisse pas continuer à exploiter illégalement son pouvoir d'un marché à l'autre en regroupant ou en liant des produits », a-t-il ajouté.

Teams plus adopté pendant la crise du Covid-19 Après l'annonce de cette action en justice, Microsoft s'est engagé à travailler avec l'UE et a déclaré être « impatient de fournir des informations supplémentaires à la Commission européenne et de répondre à toutes les questions qu'elle pourrait avoir ». Le groupe a aussi ajouté que Teams s'est avéré plus populaire pendant la pandémie parce qu'il offre des options de vidéoconférence que Slack n'a pas. « Avec le Covid-19, le marché a adopté Teams en nombre record alors que Slack a souffert de son absence de vidéoconférence. Nous nous sommes engagés à offrir aux clients non seulement le meilleur des nouvelles innovations, mais aussi une grande variété de choix dans la façon dont ils achètent et utilisent le produit », indique Microsoft dans sa déclaration.

« Il n'est pas surprenant que Slack prenne cette mesure s'ils estiment avoir de fortes chances de réussir », estime Irwin Lazar, vice-président et directeur de service chez Nemertes Research. « Comme ils ont le sentiment que Microsoft s'efforce de vouloir les tuer, je m'attendais à ce que Slack utilise tous les moyens légaux qu'ils pensent pouvoir utiliser pour se défendre ».

Devenir la solution choisie au niveau entreprise Microsoft a lancé Teams il y a trois ans, en mettant cette application concurrente de Slack à la disposition des abonnés d'Office 365 (aujourd'hui Microsoft 365). Teams compte 75 millions d'utilisateurs actifs par jour, a déclaré Microsoft cette semaine, soit une augmentation de 31 millions au cours du mois dernier. Ce développement est intervenu après l'arrivée fracassante de Slack sur le marché en 2015. L'éditeur compte 12 millions d'utilisateurs selon ses statistiques les plus récentes d'octobre 2019.

Avec Cisco Webex Teams, Slack et Microsoft Teams sont les applications de collaboration les plus largement déployées, selon une enquête de Nemertes Research. Celles de Cisco et Microsoft sont plus fréquemment déployées à l'échelle de l'entreprise, selon M. Lazar, tandis que Slack est davantage utilisé au niveau des divisions. Slack continue à vouloir atteindre ce niveau groupe pour rivaliser avec les deux autres éditeurs « et je suppose qu'ils espèrent que la validation de cette plainte leur permettra de mieux concurrencer Microsoft, en éliminant potentiellement les arguments "Teams est gratuit avec Microsoft 365" que sortent souvent les utilisateurs finaux », conclut Irwin Lazar.

un billet de blog, « aujourd'hui, avec les exigences liées à l'enseignement en ligne, au travail à distance et à la nécessité de rester productif tout en restant chez soi, la tendance semble s'orienter vers une demande de PC par personne au sein de la famille ».

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Les données de la NRF citées par le VP d'AMD ont été recueillies auprès de 7 481 consommateurs américains entre le 1er et le 8 juillet par Prosper Insights & Analytics et comportent une marge d'erreur de 1,1 %. Elles montrent que les familles américaines prévoient de dépenser un montant record de 11,8 Md$ cette année en électronique ou en matériel informatique juste pour la « rentrée », et pour les élèves sur l'ensemble du cursus scolaire primaire et secondaire américain. Ces mêmes dépenses pour 2019 s'élevaient à 7,7 Md$, selon l'enquête. La NRF ajoute que 63% des familles ayant des enfants de la maternelle à la 12e année d'étude (équivalent à la terminale en France) prévoient d'acheter un ordinateur cette année.

Du côté des étudiants, ce sont 60% qui prévoient d'acheter de l'électronique ou du matériel informatique pour la rentrée. Les dépenses réelles dans cette catégorie par les étudiants en âge d'aller à l'université devraient passer de 13,1 Md$ en 2019 à 16,7 Md$ en 2020. Bien sûr, quand on parle d'un ordinateur, cela peut aller d'une tablette Amazon Fire à 50$ à un poste de travail à 5 000$, et les budgets des acheteurs semblent le refléter dans l'étude. Sur les 7 481 personnes interrogées, le montant moyen de dépenses en électronique et en matériel informatique pour le scolaire cette année est de 274,44 $.

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Si certains achèteront certainement des ordinateurs portables et de bureau haut de gamme, cette fourchette de dépenses révèle qu'un très grand nombre de PC Windows 10 d'entrée de gamme et de Chromebooks devraient se retrouver dans les paniers d'achat en ligne cette année. Le prix moyen de 274,44$ pour les ordinateurs et l'électronique est également en hausse considérable par rapport à 2019, où la moyenne des dépenses était de 203,44$, et à 2018, où elle était de 187,10$. En ce qui concerne la rentrée universitaire, les dépenses moyennes sont un peu moins élevées, à 261,52$, mais cela représente tout de même une hausse par rapport à 2019, où les dépenses montaient à 243,69$.

L'objectif de M. Bergman est bien sûr d'attirer l'attention sur les PC équipés de processeur AMD. « Si les smartphones ont connu des augmentations de ventes impressionnantes au cours des dernières années, le besoin de PC pour travailler, apprendre et jouer ne disparaîtra pas pour autant », assure-t-il.

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