Synology prend en charge le support du NVMe et du scale-out NAS

Baie accueillant jusqu'à 24 SSD, la FlashStation FS6400 de Synology est aujourd'hui toujours limitée à l'interface Sata pour les lecteurs flash. (Crédit Synology)

Baie accueillant jusqu'à 24 SSD, la FlashStation FS6400 de Synology est aujourd'hui toujours limitée à l'interface Sata pour les lecteurs flash. (Crédit Synology)

Avec le support attendu du protocole NVMe pour les SSD et le passage à l'architecture scale-out sur certains de ses NAS, Synology prépare sa montée en gamme pour mieux répondre aux besoins des PME et des ETI. Nous avons fait le point sur ces prochaines annonces avec Ivan Lebowski chef de projet chez Synology France.

Le marché du stockage d'entrée et de moyenne gamme (NAS et SAN) est aujourd'hui disputé par un grand nombre de fournisseurs américains et asiatiques, à savoir iXsystems, StoneFly, Western Digital, Asustor, Qnap et bien sûr Synology. Bien connu pour ses solutions à l'ergonomie soignée et facile à déployer, ce dernier présentait ses dernières solutions au salon l'IT Partner (les 13 et 14 mars 2024) à EuroDisney. Nous avons pu nous entretenir avec Ivan Lebowski chef de projet chez Synology France sur les produits et solutions proposées par le fournisseur taiwanais. Si les NAS pour les TPE sont toujours au format minitour, les baies pour les entreprises ont depuis plusieurs années adopté le format rack comme l'UC3400/3200, une plateforme SAN haute disponibilité (iSCSI ou FC) bénéficiant d'une architecture active-active pour garantir des services de stockage ininterrompus en mode bloc. Un produit disponible avec des disques durs ou des SSD (Sata). Interrogé sur les ventes de Synology, Ivan Lebowski nous a précisé que la majorité des clients optaient encore pour des disques durs, même s'il note une avancée significative des ventes avec des SSD. La gamme flash du fournisseur, la série FS, commence à prendre avec une croissance de plus de 30% depuis deux ans. "Nous constatons une segmentation dans les besoins entre les entreprises qui prennent des disques durs et de la flash. Le disque dur reste quand même prioritaire pour tout ce qui va être du stockage basique ou de la sauvegarde. Ensuite, effectivement, les SSD sont plus performants, mais on ne va pas forcément bénéficier d'avancées avec ces usages. La flash est plus intéressante sur de la VM, du VDI ou du SAN".

Rappelons que coté logiciels, Synology assure depuis plusieurs années une intégration transparente avec les principales plates-formes de virtualisation telles que vSphere et Hyper-V. Sans oublier Docker pour la partie containers, avec Container Manager dans DiskStation Manager (DSM), le système d'exploitation (reposant sur un noyau Linux) doté d'une interface web pour piloter l'orchestration. Seul bémol, Synology n'a toujours pas adopté le protocole NVMe pour ses lecteurs flash. C'est toutefois prévu nous a indiqué le chef produit : " Nous travaillons sur une gamme de produits qui sera vraiment dédiée aux lecteurs NVME, donc au format U2; des modèles qui sont assez costauds en termes de performance. Le but c'est d'avoir des solutions qui soient à haute disponibilité, donc active-active avec 2 contrôleurs qui vont fonctionner en même temps pour assurer la continuité des données tout en fournissant un niveau de performance élevé grâce au flash". Questionné sur le support du NVMeOF, la seconde étape après l'adoption de la NAND Flash NVMe, Ivan Lebowski ne peut pas le confirmer à 100%, mais effectivement c'est prévu; "les spécifications ne sont pas encore figées et oui il est prévu de prendre en charge le NVMeOF". Nous n'allons pas revenir sur les bénéfices de cette technologie que nous suivons depuis l'origine, mais plutôt vous inviter à consulter un précédent article sur le sujet.  Avec ses deux contrôleurs, la baie UC3400 de Synology assure un mode actif-actif si besoin. (Crédit Synology)

Une architecture scale-out déjà en test 

L'autre point technologique intéressant sur le marché du stockage est bien sur l'architecture NAS scale-out pour aider les entreprises aux prises avec une augmentation croissante de leurs données non-structurées. Une plateforme scale-out permet d'augmenter la quantité d'espace de stockage globale en ajoutant des noeuds dotés de leurs propres ressources (compute, réseau et stockage) au fur et à mesure de la croissance des données. Cela permet le maintien linéaire de la performance. Si Isilon Systems (gamme PowerScale désormais chez Dell) et BlueArc (HNAS ensuite chez HItachi Data Systems) ont été un des pionniers sur marché, la technologie a essaimé avec plus ou moins de bonheur chez les principaux fournisseurs. "L'arrivé de l'architecture scale-out - avec deux noeuds pour démarrer jusqu'à 60 appliances - est prévue dans une version spécifique de DSM 7.3, mais nous essayons d'intégrer cette architecture pour avoir un développement unifié sur l'ensemble de notre logiciel." Cette release 7.3 est attendue cette année, en fonction de l'évolution des tests. " Les premières productions sont en cours, les tests à grande échelle vont se poursuivre avec de nombreux clusters [...] Ce seront des modèles assez abordables par rapport à ce qu'on peut trouver en face, avec à la fois du stockage de fichiers, mais aussi du stockage objet". Sur ce dernier point, le chef produit nous assure qu'il s'agit de développement interne proche du protocole S3. Rappelons que Synology propose sa propre plateforme cloud objet, C2 Object Storage, sur plusieurs plaques : Francfort, Angleterre, Seattle et Taiwan.  

Si Synology n'a pas encore de datacenters en France (en colocation), la partie back-up fonctionne très bien dans l'hexagone, nous a précisé Ivan Lebowski, avec la possibilité du coup de démarrer directement sa sauvegarde vers le cloud (celui de Synology ou un autre) ou une autre appliance. Rappelons que sur cette partie back-up, Synology propose un air-gap virtuel pour verrouiller des dossiers spécifiques. " Par exemple, une fois que les données ont été écrites, vous pouvez définir une durée maintenant 7 jours, 3 mois ou plus durant laquelle les données ne pourront plus être modifiées ou supprimées. C'est très bien pour certaines entreprises qui ont des contraintes réglementaires : la finance par exemple qui doit conserver les données sans risque, qu'elles soient modifiées ou altérées. Et ça peut également être intéressant pour la sauvegarde avec des snapshots immuables". 



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