Bouygues rejette l'offre de SFR

Bouygues a refusé de vendre sa filiale télécoms à SFR. Crédit: D.R.

Bouygues a refusé de vendre sa filiale télécoms à SFR. Crédit: D.R.

Réuni le mardi 23 juin 2015, le conseil d'administration de Bouygues a décidé à l'unanimité, après un examen approfondi, de ne pas donner suite à l'offre non sollicitée du groupe Altice visant à acquérir Bouygues Telecom pour 10 milliards d'euros.

C'est non!  Le conseil d'administration de Bouygues a rejeté ce mardi à l'unanimité l'offre de rachat à 10 milliards d'euros de sa filière télécoms par SFR. Dans un communiqué le groupe a indiqué que l'offre représentait un risque d'exécution important « qu'il ne revenait pas à Bouygues d'assumer, en particulier en matière de droit à la concurrence ». Les dirigeants du groupe industriel considèrent par ailleurs que sa filiale télécoms est particulièrement bien placée pour bénéficier d'une nouvelle période « portée par le développement exponentiel des usages numériques ».

AdTech Ad Ils considèrent qu'elle dispose d'un avantage concurrentiel fort et durable grâce à son portefeuille de fréquences et son réseau 4G reconnu comme l'un des meilleurs du marché. Le conseil considère que l'accélération de la transformation de l'entreprise conduira à une structure de coût de plus en plus compétitive. « Bouygues Telecom a les moyens de retrouver à l'horizon 2017 une marge d'Ebitda de 25% minimum (niveau de 2011) », a assuré l'opérateur télécoms dans son communiqué, ajoutant qu'il devrait poursuive sa progression à plus long terme.

Un refus également motivé par les risques sur l'emploi


Enfin, les administrateurs ont également justifié leur décision en faisant valoir les conséquences de la consolidation du marché sur l'emploi ainsi que les risques sociaux nécessairement liés à une telle opération. Ces inquiétudes avaient d'ailleurs été mises en exergue par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui s'était déclaré fortement hostile à cette possibilité de rachat ainsi que par les partenaires sociaux En effet, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT, n'avait pas hésité à qualifier l'opération de « catastrophe sociale et de transaction financière sans stratégie industrielle ».

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