Cegid : pour la 1ère fois, les ventes SaaS dépassent les ventes licences

Jean-Michel Aulas a fondé Cegid il y a trente ans

Jean-Michel Aulas a fondé Cegid il y a trente ans

Chez Cegid une révolution peut en cacher plusieurs autres. L'éditeur devient plus fort en mode SaaS qu'en mode licence, mais derrière, d'autres révolutions s'opèrent : la percée de l'international, la baisse des ventes de matériel, la prépondérance du CA récurrent.

En annonçant leurs résultats pour le 1ersemestre 2013, les dirigeants de Cegid ont fait plus que céder à un rendez-vous habituel, ils ont souligné plusieurs évolutions de long terme de leur entreprise. Pour la 1èrefois, les ventes en Saas, 18,1 ME, ont dépassé celles traditionnelles effectuées en mode licence qui s'élèvent à  15,9 ME.

Le chiffre d'affaire du 1ersemestre 2013 de l'éditeur Cegid s'élève à 128,7 millions d'euros (ME) en hausse de 2,8%, à périmètre courant, de 2% à périmètre constant.  Les ventes en SaaS à partir de solutions métier ont progressé de 47,9%, celles en mode traditionnel de 9,7%. Autre indication forte : le récurrent, représente  57% de l'activité, dont 14% avec le SaaS, le reste venant de contrats de support aux utilisateurs.

Le retail porte l'international

La partie distribution, c'est-à-dire la vente de matériel, se monte à 13,2 ME contre 15,7 au S1 2012. C'est moins de 10% du CA. « Nous sommes devenus un pure player éditeur, cette activité représentant 90% de notre CA » note Patrick Bertrand.  Inversement, l'international monte en puissance et progresse de 26%, c'est l'activité retail qui porte cette croissance (les produits de gestion étant forcément liés aux législations locales). Cegid se déploie au Brésil, en Russie et dans les Emirats.

La rentabilité est également au rendez-vous. Le résultat net part du groupe est passé à 7,3 ME au S1 2013, contre 2,5 un an auparavant. La marge brute est à 113,8 ME contre 108,1, le résultat opérationnel  se monte à 12,4 ME contre 6 ME.

«Nous avons réalisé deux objectifs : passer à un nouveau business model et faire des efforts en performance et en productivité pour abaisser le point mort » souligne Jean-Michel Aulas, le P-dg fondateur de l'entreprise il  y a trente ans. La direction de l'éditeur récolte les fruits d'une stratégie de long terme, où la baisse des ventes de matériel a été préparée et s'est opérée sur plusieurs années, comme l'avaient été l'arrivée des ERP ou maintenant le passage et l'éclosion du SaaS.

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Commentaires

Bonnet Vu la façon dont ils traitent leurs "petits" clients en mode licence ça laisse présager beaucoup de déconvenue. Cegid est tout sauf une société sérieuse

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