L'abandon des terminaux mobiles réussit à Blackberry

D'après Florian Bienvenu, senior vice-président EMEA de Blackberry, les efforts de l'entreprise pour éduquer le marché sur son changement de business model commencent à payer. (crédit : D.F.)

D'après Florian Bienvenu, senior vice-président EMEA de Blackberry, les efforts de l'entreprise pour éduquer le marché sur son changement de business model commencent à payer. (crédit : D.F.)

Un an après avoir délaissé le marché des terminaux pour celui des logiciels, le canadien Blackberry récolte le fruit de ses efforts de recentrage. Au 2e trimestre de son exercice 2018, 79% de son chiffre d'affaires provient du software et sa marge opérationnelle n'a jamais été aussi importante depuis 5 ans.

Abandonner son marché d'origine pour en conquérir un autre n'est jamais une mince affaire. C'est pourtant le parcours qu'a été contraint de suivre Blackberry (anciennement RIM), passé du rang de 4e fabricant de terminaux mobiles au monde en 2010 à celui d'une entreprise perdant - beaucoup - d'argent (6 milliards de dollars) en 2014. Après avoir tourné autour du pot pendant de nombreuses années, ce n'est finalement que depuis l'an dernier que le fournisseur canadien décide de sortir de la fabrication de terminaux mobiles pour se réorienter à 100% dans le logiciel. « Les efforts commencent à payer, de plus en plus de clients sont éduqués à la transformation de la société vers le logiciel », nous a indiqué Florian Bienvenu, senior vice-président EMEA de Blackberry.

Si l'on pouvait se poser il y a quelques mois la question de la réussite du recentrage du fournisseur, elle semble aujourd'hui bien partie au regard des derniers résultats financiers de l'entreprise pour son deuxième trimestre fiscal 2018. Si le chiffre d'affaires a - logiquement - fondu en passant de 334 à 238 millions de dollars sur un an, le résultat net est désormais dans le positif (19 millions de dollars) contre une perte abyssale de 372 millions à même époque en 2016. Mieux : la marge opérationnelle (9%) n'a jamais été aussi élevée depuis 5 ans. Sur la période, 79% des revenus de la société ont été réalisés grâce à la vente de logiciels et de services, hors licensing.

Equipes fusionnées et objectifs atteints

Plusieurs acquisitions ont permis au canadien de muscler au fil des mois son offre logicielle dans les domaines de l'Enterprise Mobility Management (Good Technology et WatchDox), de la communication et de la collaboration (Athoc) ou encore audit et services de sécurité (Encription). En termes de stratégie de vente, Blackberry repose de façon significative sur la puissance de son réseau de revendeurs qui « va bien au-delà de ce que font les autres éditeurs du marché », nous a glissé Florian Bienvenu.

Concernant la fusion des équipes issues des différents rachats, cette dernière s'est, aux dires du fournisseur, bien passée. Après celle des équipes commerciales, un management commun a été mis en place depuis quelques mois. Au niveau européen, Blackberry emploie 500 personnes (3 000 au niveau monde). « Les équipes sont regroupées sous un même parapluie, il n'y a pas de place à l'incertitude, nos ingénieurs avant-ventes et ingénieurs commerciaux savent tout faire », poursuit Florian Bienvenu. Force est de constater que depuis un an les objectifs de la division EMEA du fournisseur semblent relevés un à un  : « Nous avons plus que doubler le chiffre d'affaires logiciels et services et la croissance actuelle est au-delà de celle du marché, supérieure à 30% ».

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