Le FIC veut s'internationaliser et mettre les sart-ups en lumière

La prochaine édition du FIC aura un fort volet européen et une ouverture à l'international avec un évènement à Montréal. (Crédit Photo: FIC)

La prochaine édition du FIC aura un fort volet européen et une ouverture à l'international avec un évènement à Montréal. (Crédit Photo: FIC)

A l'occasion d'une table ronde sur les start-ups, les organisateurs du FIC sont revenus sur la prochaine édition du forum qui aura un fort accent européen. Le salon va aussi s'exporter en Amérique du Nord à Montréal en novembre prochain et l'organisation travaille sur une édition au Moyen-Orient.

Le Forum international de la cybersécurité (FIC) organisé par Avisa Partners n'en finit plus de grandir. Après les dernières éditions maintes fois reportées pour cause de Covid, le FIC 2022 aura lieu le 7, 8 et 9 juin prochain à Lille avec une forte orientation européenne. « Avec la présidence française de l'Union européenne, nous avons choisi comme thème façonner l'avenir du numérique de l'Europe », précise Guillaume Tissier, directeur associé d'Avisa Partners. Il annonce aussi l'extension des évènements adjacents, « après l'identité numérique, la sécurité industrielle, nous allons nous intéresser à la lutte anti-fraude et à la sécurité des contenus, via le DSA (Digital Services Act) en discussion au niveau européen ».

Fort des succès des dernières éditions, le FIC va s'exporter. La première zone géographique adressée sera l'Amérique du Nord et plus exactement à Montréal. L'événement va se dérouler du 1er au 2 novembre 2022. « Il y a un dynamisme sur la cybersécurité au Québec avec la nomination d'un ministère dédié. Il s'agit aussi d'un territoire stratégique pour adresser la côte Est des Etats-Unis », rappelle le dirigeant. La volonté d'extension à l'international devrait se poursuivre dans les prochaines années avec un projet de FIC au Moyen-Orient.

Mettre les start-ups en avant


Un autre volet abordé par les organisateurs du FIC : les start-ups. Chaque année, le salon organise un prix start-up et l'édition 2022 n'échappe pas à la règle avec près de 75 dossiers déposés (+23 par rapport à 2021). « A la différence des années précédentes, nous avons beaucoup plus de sociétés européennes », confie Zeina Zakhour, global CTO cybersécurité d'Atos et aussi présidente du jury. Un évènement qui gagne en puissance et offre une bonne visibilité pour les lauréats comme le rappellent deux anciens gagnants : Cybel Angel (2014) et GitGuardian (2021).

Pour ce dernier, spécialisé dans la sécurité du code et la protection des secrets, « le FIC a permis de rencontrer des entreprises où nous avons pu développer des PoC. Les secteurs sont variés : énergie, pharmacie et la défense », explique Guillaume Charpiat, directeur des ventes. Même retour pour Erwan Keraudy, co-fondateur et PDG de Cybel Angel, « il s'agit d'un formidable coup de projecteur sur l'innovation et cela nous a permis d'avoir nos premiers clients ».

Des freins et des opportunités au développement des start-ups


Pour rappel, Cybel Angel est spécialisée dans la détection des fuites de données et est considérée comme une des trois futures licornes françaises dans le domaine de la cybersécurité. Depuis sa création, elle a levé 44 millions d'euros. Pour son co-fondateur, l'avenir est clairement sur le marché américain, « le marché européen est trop petit ». Encore faut-il ne pas se tromper de stratégie et de partenaires comme le montre l'expérience douloureuse de Vade Secure.

Par ailleurs, les deux lauréats ont insisté sur l'importance de la commande publique pour amorcer l'activité et disposer de références. Ils citent les Etats-Unis et Israël qui consacrent une partie des commandes publiques à des sociétés nationales, dont des start-ups. William Lecat, coordinateur national de la stratégie cybersécurité au Secrétariat général pour l'investissement reste mesuré sur l'impact de la commande publique, « elle ne peut pas être un levier en France », tout en reconnaissant que « cela peut aider un peu les start-ups ». Il a rappelé que les investissements en France et en Europe allaient monter en puissance pour rattraper le retard. Par exemple, il a vanté la création du Campus Cyber, qui vient d'être inauguré et qui comprend un studio pour accompagner le développement des start-ups. « Une cinquantaine de dossiers ont déjà été déposés avec une grande variété de thématiques », assure-t-il. Un accélérateur est également prévu pour aider les jeunes structures à passer à l'échelle.

Enfin, dernier point abordé par Cybel Angel et GitGuardian, la dynamique du marché. « Le marché est en pleine croissance et il va y avoir des vagues de consolidation en Europe car le marché est très fragmenté, nous sommes à l'écoute d'opportunités pour faire de la croissance externe », observe Erwan Keraudy.



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