Le passage au cloud pour aider les entreprise à réduire leur bilan carbone

Le passage au cloud pourrait permettre d'économiser plus de 1 Md de tonnes d'émissions de CO2, selon IDC. (Crédit Microsoft)

Le passage au cloud pourrait permettre d'économiser plus de 1 Md de tonnes d'émissions de CO2, selon IDC. (Crédit Microsoft)

Si les entreprises adoptaient les modèles opérationnels des hyperscalers, la production de CO2 imputable aux datacenters pourrait être réduite de manière optimale. Mais le simple fait de déplacer les charges de travail vers le cloud y contribuerait aussi beaucoup.

D'après une nouvelle étude publiée par IDC, la première du genre, au cours des trois prochaines années, le cloud pourrait éviter l'émission de plus d'un milliard de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Ces prévisions s'appuient sur les données d'IDC relatives à la distribution des serveurs et à l'utilisation des logiciels sur site et dans le cloud, et sur des informations provenant de tiers sur la consommation d'énergie des datacenters, les émissions de dioxyde de carbone par kilowattheure et les comparaisons d'émissions entre les datacenters dans le cloud et hors du cloud. Les prévisions d'IDC comprennent des limites supérieures et inférieures pour la réduction estimée des émissions. Si le pourcentage actuel de datacenters « verts » dans le cloud restait le même, la migration vers le cloud pourrait permettre d'économiser 693 millions de tonnes de CO2 sur une période de quatre ans.

Si tous les datacenters qui seront opérationnels en 2024 étaient conçus dans une optique de durabilité, il serait possible d'économiser 1,76 milliard de tonnes de CO2. Cette projection d'IDC de plus d'un milliard de tonnes repose sur l'adoption potentielle par 60 % des datacenters d'une technologie et de processus qui servent de base aux datacenters plus durables, plus « intelligents ». « L'idée d'une « IT verte » existe depuis des années, mais l'impact direct de l'informatique à très grande échelle sur les émissions de CO2 suscite de plus en plus l'attention des clients, des régulateurs et des investisseurs, et commence à être pris en compte dans les décisions d'achat », a déclaré dans un communiqué Cushing Anderson, vice-président du programme chez IDC. « Pour certains, la neutralité carbone sera atteinte grâce à des compensations carbone, mais c'est la conception de datacenters assurant d'emblée la neutralité carbone qui apportera une réelle contribution. Et pour les fournisseurs de cloud avancés, faire correspondre les charges de travail avec la disponibilité de l'énergie renouvelable accélérera encore leurs objectifs de durabilité », a-t-il ajouté.

Matériel récent et consommation maitrisée La réduction des émissions repose en grande partie sur la théorie selon laquelle l'agrégation des ressources informatiques entre datacenters d'entreprise et grands datacenters, notamment les datacenters du cloud, est la plus efficace. Cette efficacité peut se traduire par une meilleure capacité énergétique, un meilleur refroidissement et une utilisation plus efficace des serveurs. De fait, cette théorie n'est pas très éloignée de la réalité. Les hyperscalers comme AWS et Google renouvellent leur matériel beaucoup plus rapidement que les entreprises, et en particulier les PME. Il n'est pas rare qu'un fournisseur de cloud hyperscale change ses serveurs après un ou deux ans d'utilisation et les vende d'occasion, alors que les entreprises conservent souvent leurs serveurs pendant cinq ans ou plus. Selon IDC, la plus grande opportunité réside dans les secteurs qui génèrent le plus d'émissions par kilowattheure. Les hyperscalers américains sont particulièrement soucieux de l'environnement et construisent généralement leurs datacenters à proximité de sources d'énergie hydroélectrique et éolienne.

Ce n'est pas le cas dans la région Asie-Pacifique, où la plupart des datacenters sont alimentés par des centrales au charbon. Selon IDC, si les pays de la région Asie-Pacifique abandonnent le charbon, ils pourraient réduire les émissions totales de CO2 de plus de 50% au cours des quatre prochaines années. En revanche, l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique (EMEA), qui ont déjà de faibles émissions par kilowattheure, ne pourront contribuer qu'à hauteur de 10 % des réductions totales. IDC a également déclaré que si le passage à des sources d'énergie plus propres est très important pour réduire les émissions de CO2, la baisse du gaspillage d'énergie jouera également un rôle essentiel. Les datacenters du cloud y parviennent en réduisant l'énergie dépensée pour les refroidir et en optimisant l'environnement physique. « Un datacenter efficace doit dépenser plus d'énergie pour faire fonctionner les équipements informatiques que pour refroidir l'environnement où ils se trouvent », indique le rapport.

Des datacenters plus efficaces que ceux des entreprises Les hyperscalers excellent dans ce domaine, car chaque dollar économisé grâce à l'efficacité énergétique se répercute sur les résultats. L'efficacité énergétique n'est pas aussi importante pour les datacenters privés. Un autre avantage pour les fournisseurs d'IT dans le cloud, c'est qu'ils peuvent déplacer les charges de travail vers n'importe quel endroit du globe. Cette astuce permet de réduire les émissions de CO2. Les charges de travail lourdes peuvent être déplacées - dans le respect des règles de conformité des données - vers des sites plus efficaces. Le rapport IDC, intitulé « Worldwide CO2 Emissions Savings from Cloud Computing Forecast , 2021-2024 : A First-of-Its-Kind Projection (IDC #US47426420) », indique les économies annuelles de CO2 sur une base mondiale et régionale et estime les économies annuelles pour chaque année à partir de l'année 2020 de référence.

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