Pourquoi Devensys Cybersecurity dit recruter sans peine

Alexandre Marguerite, directeur général de Devensys Cybersecurity : « Nos équipes se sont soudées autour du service client ». (Crédit : Devensys)

Alexandre Marguerite, directeur général de Devensys Cybersecurity : « Nos équipes se sont soudées autour du service client ». (Crédit : Devensys)

Pour afficher 700% de croissance en cinq ans, Devensys Cybersecurity mise notamment sur un politique RH qui favorise à la fois le bien-être au travail et le développement de l'activité. Certaines pratiques sortent de l'ordinaire pour la rémunération des commerciaux, d'autres sont encore à l'essai pour la réduction du temps de travail.

ESN spécialisée en sécurité informatique, Devensys Cybersecurity a vu son chiffre d'affaires passer de 581 K€ à 4,85 M€ en cinq ans. Ses effectifs ont logiquement progressé eux aussi pour atteindre 33 collaborateurs, dont 10 recruté en 2021, contre 7 personnes en 2017. Et pour atteindre son objectif de 6,3 M€ de revenus cette année, la société de services montpelliéraine a encore ouvert six postes à pourvoir cette année avec des profils de consultant(e) en cybersécurité en gouvernance et en conformité, d'analystes SOC et de responsable technique de compte.

Devensys dit-elle souffrir de difficulté à faire grossir ses rangs, à l'instar de nombreux autres acteurs de l'IT ? Pas vraiment, indique Alexandre Marguerite, son directeur général. Cela tient à un politique RH forte, et qui sort de l'ordinaire sur certains plans. C'est en particulier le cas en ce qui concerne ses commerciaux qui ne sont pas commissionnés sur leurs ventes. « Pourquoi certaines personnes devraient-elles toucher plus d'argent simplement parce qu'elles font leur travail ? Étant technicien de terrain de formation, je n'ai jamais compris cette logique », lance le dirigeant de Devensys Cybersecurity. Selon lui, n'ayant plus d'intérêt à « vendre pour vendre », les forces de ventes de l'ESN favoriseraient les projets de long terme et, avec l'aide des équipes techniques, proposeraient un service de meilleure qualité. « Nos équipes se sont soudées autour du service client », poursuit Alexandre Marguerite.

Favoriser l'esprit de corps et l'évolution interne

Globalement, l'ESN revendique un turn-over relativement bas, notamment grâce aux nombreuses perspectives d'évolution qu'elle offre. À titre exemple, la société a récemment confié le poste de directeur général adjoint à Adrien Giuliani. Une belle promotion pour celui qui a rejoint Devensys Cybersecurity en 2018, à l'origine en tant que consultant technique. Avant lui, c'était Nicolas Blasco, aujourd'hui directeur audit et pentest, qui avait rallié la société comme stagiaire.

Devensys Cybersecurity donne également à tous ses employés la possibilité d'investir dans son capital et de devenir ainsi associé. Depuis 2017, 8 salariés (directeurs et employés, commerciaux et techniciens) ont acheté des parts et ils possèdent ensemble 10 % de l'ESN. « Cela les rend beaucoup plus attentifs à ce qu'il se passe autour d'eux, aux éventuels problèmes. Ils nous remontent les informations et aident à trouver les solutions adéquates », observe Alexandre Marguerite. Pour devenir associé, en plus d'avoir les fonds nécessaires pour investir, les salariés passent plusieurs entretiens avec la direction.

La semaine de 4,5 jours à l'essai

Toujours avec la perspective d'attirer et de fidéliser ses collaborateur, l'ESN a mis en place la semaine de 4,5 jours depuis juin 2022. L'objectif était de se différencier de ses concurrents tout en offrant de la souplesse à ses employés. Sous réserves que ces derniers travaillent 38,5 heures par semaine, ils ont le droit de prendre une demi-journée de congés en plus, sans réduction de salaire. L'organisation se fait directement avec les managers et, afin de compléter leurs horaires, les collaborateurs peuvent commencer leur journée plus tôt ou la terminer plus tard. Encore en test au sein de la société, la politique des 4,5 jours sera réévaluer d'ici la fin de l'année.

Enfin, tous les employés touchent une prime d'intéressement qui n'est pas indexée sur leurs salaires mais sur leurs temps de présence dans l'entreprise. Ainsi un directeur et un employé travaillant à temps pleins toucheront la même somme. En revanche, un collaborateur sous contrat à mi-temps verra sa prime légèrement diminuer.

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