« Nous sommes passés de dix salariés en 2024 à une trentaine aujourd’hui », assure Julien Rozeaux de VirtualBrowser. (Crédit VirtualBrowser)
Pure-player de la technologie RBI (Remote Browser Isolation), VirtualBrowser s'impose comme l'alternative européenne. L'éditeur peaufine sa stratégie indirecte pour s'engager avec des partenaires clés d'ici à la fin de l'année, voire début 2027.
A l'origine, la solution VirtualBrowser de CommonIT permettait à l'utilisateur de bénéficier d'un accès direct aux applications cloudifiées, virtualisées et aux navigateurs adaptés selon les autorisations préalablement prédéfinies par l'administrateur. On ne se souciait pas de ce qu'il y avait sur son poste. En 2013, Oodrive l'avait racheté et des investissements ont été réalisé en 2019 selon Julien Rozeaux, directeur commercial de VirtualBrowser. Toutefois, sortant du métier historique d'Oodrive, plutôt spécialisé dans la sauvegarde, le partage, la collaboration et la dématérialisation de documents, VirtualBrowser est devenue une société indépendante en 2024, dirigée par Edouard De Remur (ex-cofondateur d'Oodrive), elle édite ainsi une solution zero trust, basée sur la technologie RBI (Remote Browser Isolation), qui isole la navigation web (n'importe que navigateur peut être utilisé) sur un serveur distant. L'expérience de navigation reste inchangée grâce à la technologie nommée pixel pushing qui renvoie la session sur l'écran de l'utilisateur via un flux maîtrisé de pixel en streaming ; c'est cette approche qu'a choisi l'éditeur français. De même, pour fonctionner, VirtualBrowser ne nécessite pas d'agent, ni de plug-in. Comme le mentionne Julien Rozeaux, les cas d'usage sont nombreux, cela va de la sécurisation de l'accès des sites web à risque à celle des périphériques en passant par la protection des sous-traitants, ces derniers n'ayant pas tous le même niveau de maturité cyber.
Déjà 150 000 utilisateurs conquis
En digne héritier des bureaux virtuels, la technologie RBI n'est pas nouvelle en soi et est exploitée, depuis une petite dizaine d'année, par un certain nombre d'éditeurs américains et israéliens. En 2017, le cabinet d'études américain Gartner l'avait d'ailleurs classé parmi les technologies de sécurité les plus importantes. En soi, au-delà de son approche non intrusive (sans agent), VirtualBrowser, en tant que pure-player, représente une alternative française et européenne face à tous ces acteurs ce qui a aussi séduit certains des quelques 150 000 utilisateurs revendiqués. VirtualBrowser est hébergé chez OutScale mais comme le rappelle Julien Rozeaux, l'outil peut être déployé en local dans le datacenter du client ou chez un autre fournisseur de services clouds (français, européens et même américains), la souveraineté étant un argument mais pas uniquement pour le porte-parole : « Notre solution attire d'abord par sa technologie aboutie, de plus, elle est sans impact, imperceptible pour l'utilisateur et simple à déployer, tous ces avantages ont contribué à son succès. » L'éditeur a aussi des ambitions à l'international, il est déjà présent en Allemagne, Belgique et Suisse.
Parmi les évolutions, le fournisseur va apporter des optimisations pour rendre VirtualBrowser plus performante et plus économe, de même des améliorations sont régulièrement réalisées autour du support et de la compatibilité avec tous les navigateurs du marché mais aussi autour de l'usage des IA afin de sécuriser leurs accès. En outre, l'éditeur travaille sur une application mobile permettant de mieux lutter contre les attaques (phishing, smishing, etc.). Elle sera officiellement annoncée en septembre prochain et accessible depuis les stores de Google et d'Apple.
Côté distribution - maintenant que la solution a atteint son niveau de maturité -, l'éditeur indique vouloir vraiment s'engager dans l'indirect d'ici à la fin de l'année, voire début 2027 et de disposer de partenaires clés pour son développement. D'ores et déjà, il passe par certains acteurs, par exemple via SCC/Ugap, pour l'accès aux marchés publics et d'autres revendeurs à la demande de certains clients. De même, certains ISV intègrent son offre en marque blanche dans leurs plateformes.







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