Scinder les activités e-commerce et cloud d'Amazon pourrait profiter au channel

Avec ses activités de cloud management et d'e-commerce, Amazon est la seconde entreprise à atteindre les 1 000 Md$ de capitalisation boursière. (Crédit : Amazon)

Avec ses activités de cloud management et d'e-commerce, Amazon est la seconde entreprise à atteindre les 1 000 Md$ de capitalisation boursière. (Crédit : Amazon)

Des analystes et fournisseurs IT indiquent que si Amazon distinguait clairement ses activités e-commerce et AWS, cela profiterait à la fois au groupe mais aussi à son réseau de partenaires. Mais le principal intéressé ne semble pas très emballé par l'idée.

D'après un analyste du Citi Research, Amazon devrait clairement distinguer ses activités e-commerce et cloud en créant deux sociétés distinctes. Mark May estime que cette séparation permettrait à Amazon Web Services (AWS) de se développer pleinement. « Je pense que l'ampleur de la réussite d'AWS a surpris même le CEO d'Amazon, Jeff Bezos » a-t-il indiqué à la CNBC. « Cette activité représente désormais plus de la moitié de la capitalisation boursière de la société et au moins la moitié de ses flux de trésorerie ».

Amazon est devenu la deuxième société à franchir les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière au début du mois. D'après les calculs de Mark May, si Amazon scindait ses deux principales activités, la partie e-commerce aurait une valeur de 400 Md$ quand AWS atteindrait les 600 Md$. En plus d'augmenter sa valeur pour les actionnaires, « Amazon pourrait minimiser ou éviter le risque d'une pression réglementaire accrue » selon l'analyste.

De potentiels avantages pour AWS

Pour un associé directeur du fournisseur de services managés Pinnacle Technology Partners, interrogé par CRN, cette distinction pourrait profiter au channel. Sans entrer dans les détails, il indique que les interactions des partenaires avec Amazon pourraient changer dans le bon sens. De l'autre coté, AWS pourrait rallier des clients, comme les grands noms de la distribution en France, qui refusent de travailler aujourd'hui avec AWS à cause justement de la concurrence d'Amazon. Cependant le principal concerné n'a pas clairement indiqué réfléchir à une telle option même si la question de la position dominante du cybermarchand aux Etats-Unis commence à inquiéter la concurrence. Chez Amazon, on indique seulement qu'il ne faut jamais dire jamais mais que ce serait très surprenant puisqu'il n'y a aucun besoin de faire cela pour le moment...

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