Violin Memory est en passe de mettre la clé sous la porte

Arrivé début 2014, Kevin Denuccio n'a pas su relancer Violin Memory après une IPO ratée. (Crédit D.R.)

Arrivé début 2014, Kevin Denuccio n'a pas su relancer Violin Memory après une IPO ratée. (Crédit D.R.)

Après des difficultés notoires, Violin Memory a été obligée de se placer sous le chapitre 11 américain pour étudier une reprise ou une vente de ses derniers actifs pour rembourser ses créanciers et ses investisseurs.

Persistante depuis plusieurs semaines, la rumeur d'une faillite prochaine de Violin Memory a finalement été actée. Hier soir, les actions cotaient à 0,0455 $ et la capitalisation boursière atteignait seulement 1,5 million $. Créée en 2005, la start-up faisait figure de pionnière sur le marché des baies de stockage flash. Si elle a pu bénéficier du soutien financier de Toshiba et de SAP ventures, Violin Memory n'a pas réussi à se relever de son introduction en bourse ratée de septembre 2013 qui avait vu le départ du rugueux CEO Don Basile - arrivé en 2009 - et d'une bonne partie de l'équipe dirigeante.

AdTech Ad Nous avions rencontré Don Basile et son équipe en juin 2012 à Santa Clara et nous avions été particulièrement surpris du train de vie de la start-up et notamment des luxueuses voitures de sport garées sur le parking frontal. Et l'arrivée tonitruante de Don Basile, en retard et vilipendant ses troupes devant un parterre de journalistes européens, nous avait laissé pantois. Nous rencontrons beaucoup de CEO dans la Silicon Valley et nous avons rarement assisté à une scène pareille. La technologie développée par Violin était pourtant très intéressante avec des modules flash VIMM propriétaires à l'origine et des cartes PCIe en lieu et place des traditionnels SSD. Positionné sur le haut de gamme et la haute performance - avec des cycles de vente longs - Violin Memory devait composer avec Pure Storage, SolidFire, DSSD mais aussi Texas Memory, tombée dans le giron d'IBM. Des concurrents qui ont su investir et poursuivre le développement de leurs produits pour rester sur le haut du podium à la différence d'un Violin Memory qui n'a pas su étoffer sa gamme vers le bas et proposer plus rapidement de la déduplication. Après plusieurs trimestres catastrophiques sur un marché de la flash pourtant en pleine croissance, la société n'est pas parvenu à redresser la barre.

Un discours optimiste à l'heure de la débacle 

Placée sous le chapitre 11 américain, Violin attend aujourd'hui un éventuel repreneur avec une probable une vente aux enchères au début janvier. L'actuel CEO, Kevin Denuccio arrivé en janvier 2014, n'a pas réussi à redresser la barre et relancer les ventes. Il a toutefois déclaré : « Nous prenons cette action, qui devrait se terminer à la fin de janvier 2017, afin de renforcer la capacité de Violin de répondre aux besoins de ses clients. Violin a l'intention de continuer à vendre des solutions aux clients et prospects, au cours de cette restructuration. »



Avec ses baies, Violin Memory n'a pas réussi à suivre la course à la performance imposée par ses concurrents.



Parmi les actifs de la société qui pourraient intéresser un éventuel repreneur, citons 58 brevets déposés aux Etats-Unis et 24 autres en attente, 64 à l'international avec 38 en attente. L'entretien de la base installée et le portefeuille clients sont également une source de revenus. En France, Patrick Trajkovic, ancien d'EMC et de HP, avait travaillé au développement de la marque. Il est désormais en charge de l'activité hexagonale de Kaminario.

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