Carl Icahn veut amener Apple à racheter des actions

Carl Icahn, tel qu'il apparaît sur son fil Twitter. (source : D.R.)

Carl Icahn, tel qu'il apparaît sur son fil Twitter. (source : D.R.)

Dans son dernier tweet en date, le milliardaire américain Carl Icahn, désormais l'un des actionnaires significatifs d'Apple, annonce qu'il a de nouveau parlé avec Tim Cook, le PDG de la société, et qu'il dînera avec lui en septembre. Les avis émis par l'investisseur activiste semblent avoir trouvé un écho auprès du dirigeant californien puisque Carl Icahn indique que « Tim » envisage une opération de rachat [des actions] et c'est de l'amplitude du rachat dont il sera question lors de leur rencontre.

Le 13 août, via Twitter déjà, le milliardaire avait révélé avoir acquis un nombre important de titres Apple (plus d'1,5 milliard de dollars selon le WSJ) en ajoutant qu'il pensait que la société était extrêmement sous-évaluée. Dans un 2ème tweet, le même jour, Carl Icahn ajoutait qu'il avait eu une amicale conversation avec Tim Cook au cours de laquelle il lui avait exposé son point de vue. Le milliardaire considère qu'il faut procéder à un important rachat d'actions, l'objectif de ce type d'opérations étant généralement de réduire le nombre de titres sur le marché. Un rachat qui impliquerait qu'Apple emprunte de nouveau, comme il l'a déjà fait en mai. Le titre Apple était coté 502,96 dollars à la fermeture du Nasdaq hier, alors qu'il était monté jusqu'à 702,10 euros le 19 septembre dernier (*). Carl Icahn a déclaré la semaine dernière au Wall Street Journal qu'il pensait qu'Apple devrait procéder à un rachat des actions autour de 525 dollars, ce qui, selon lui pourrait conduire à faire remonter l'action à 625 dollars. 

Un emprunt de 17 milliards de dollars en mai, déjà

Le 2 mai dernier, Apple avait procédé à un emprunt obligataire de 17 milliards de dollars pour verser des dividendes à ses actionnaires. Son conseil d'administration avait alors approuvé un plan visant à reverser 100 milliards de dollars d'ici fin 2015 aux détenteurs d'actions Apple. L'emprunt avait été nécessaire pour éviter à la société de devoir rapatrier la trésorerie dont elle disposait dans ses filiales à l'étranger, ce qui l'aurait contrainte à payer des impôts sur ces montants. Quelques jours plus tard, Tim Cook était interrogé par le Sénat américain sur les manoeuvres d'optimisation financière grâce auxquelles le groupe californien réduit considérablement le montant des impôts qu'il devrait verser.

Début août, on apprenait que le conseil d'administration d'Apple se disait très préoccupé qu'Apple n'ait pas sorti de produits innovants récemment, la dernière vraie nouveauté, l'iPad mini étant arrivé en octobre 2012. Ils mettaient visiblement la pression sur Tim Cook. Les dernières rumeurs parlent du 10 septembre pour le prochain lancement de produits, sans doute l'iPhone 5S et peut-être un iPhone low-cost baptisé 5C.

La semaine dernière, l'une des figures de la Silicon Valley, Larry Ellison, déclarait dans une interview télévisée que Steve Jobs était irremplaçable, tout en se gardant de vouloir, en s'exprimant ainsi, causer du tort au cours du titre Apple.

En dehors de son intérêt récent pour Apple, Carl Icahn a donné de la voix à plusieurs reprises pour tenter d'influer sur les décisions des directions de groupes technologiques. Il est connu pour ses prises de position tranchées sur Yahoo, notamment, qu'il aurait voulu voir racheté par Microsoft. Cet été, il s'est intéressé de près au dossier Dell, critiquant la proposition du fondateur du constructeur texan, Michael Dell, et de Silver Lake Partners de modifier les règles régissant le vote des actionnaires. Le comité spécial de Dell a refusé ces changements.

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