Devenir freelance : rêve ou cauchemar ?

L’agence de mise en relation Kicklox livre les raisons qui justifient d’exercer dans l’informatique en tant qu’indépendant. (Crédit. Pixabay/Life-of-Pix)

L’agence de mise en relation Kicklox livre les raisons qui justifient d’exercer dans l’informatique en tant qu’indépendant. (Crédit. Pixabay/Life-of-Pix)

Dans le domaine IT comme ailleurs, devenir freelance permet d'abandonner la structure salariale et sa hiérarchie pour devenir son propre patron et pouvoir choisir ses horaires et ses clients, d'après une étude réalisée par la plateforme de mise en relation Kicklox. Toutefois, la peur de ne pas avoir de clients et la variation brutale des revenus d'un mois à l'autre sont les principaux obstacles évoqués par les indépendants.

Quelles sont les raisons qui conduisent les professionnels de la tech à exercer en solo ? Quels sont leurs principaux domaines d'expertise des freelances de l'IT ? Pour le savoir, Kicklox, une plate-forme mettant en relation des indépendants avec des entreprises, a réalisé une enquête auprès de 824 professionnels entre le 19 septembre et le 3 octobre dernier. Du côté des motivations, les résultats montrent qu'un répondant sur deux est d'accord avec le fait qu'il est devenu freelance car il ne souhaitait plus de patron. L'aspect financier constitue également un élément important pour 50 % des personnes interrogées par la place de marché.

Toutefois, ce sont surtout pour des raisons de flexibilité que les freelances opteraient pour ce statut : en effet 67,7% des sondés citent le choix des horaires de travail comme principale raison. Avec 61,5% des suffrages, le fait de pouvoir opter pour une mission pèse également son poids dans la balance. Sur le plan des domaines de compétences, c'est le développement logiciel qui domine (32% des freelances), suivi de loin par la gestion de projets (10,4%), et par l'ingénierie mécanique (8,5%).

L'enquête souligne aussi qu'être freelance ne consiste pas seulement à effectuer des missions pour des clients. Il faut gérer l'administratif et chercher des projets en permanence, d'où un temps de travail moyen se situant entre 30 et 40 heures par semaine pour près de 34% des sondés et entre 40 et 50 heures pour 30,1% des répondants. Car les freelances ont besoin de temps pour résoudre trois principales difficultés, à savoir trouver des projets (72,8% des personnes interrogées), faire face à la variation de leurs revenus (41,8%) et entretenir leurs relations avec les banques (34,3%).


Le retour au salariat est une possibilité envisagée par 68% des freelances IT (Source  Kicklox).

Dans son étude, Kicklox a également souhaité savoir quel était le ressenti des freelances concernant leur statut en leur donnant l'opportunité de noter celui-ci de 1 à 10. Pensent-ils que la profession leur confère suffisamment d'avantages ? Ont-ils une bonne opinion de ce statut ? L'avis de ces professionnels est ici plutôt mitigé avec une moyenne de 6,21/10. D'ailleurs, une bonne partie des freelances interrogés (68%) pourraient redevenir salariés si on leur proposait une belle opportunité en CDI. Toutefois, pour bon nombre d'entre eux, le retour au salariat pourra être étudié seulement au regard des conditions et perspectives offertes et des possibilités de télétravail. Enfin, le rapport révèle que les salariés de la tech ont plutôt une bonne image des freelances et qu'ils envisagent même de franchir le pas vers une activité en solo. 34% pensent qu'un jour ils deviendront indépendants tandis que 28% y songent avec certitude.

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