Feu vert de l'État pour un rachat des activités cybersécurité d'Atos par Thalès

L'activité cybersécuité d'Atos est au coeur d'une bataille pour son rachat. Thales est sur les rangs, tout comme d'autres acteurs. (Crédit photo : Atos/Romi/REA)

L'activité cybersécuité d'Atos est au coeur d'une bataille pour son rachat. Thales est sur les rangs, tout comme d'autres acteurs. (Crédit photo : Atos/Romi/REA)

Selon BFM Business, l'Etat ne s'opposerait plus au rachat de l'activité cybersécurité d'Atos par Thales. L'exécutif souhaite la création d'un champion français dans ce domaine. Ces informations interviennent après l'annonce la semaine dernière de la scission d'Atos en deux sociétés.

L'alignement des planètes est-il en train de se mettre en place pour permettre à Thales de racheter l'activité cybersécurité d'Atos ? Selon notre confrère BFM Business, l'Etat ne s'opposerait plus au rachat de la division BDS de la SSII. Thales (dont l'Etat est actionnaire principal avec 25,7% des actions au coté de Dassault Aviation 24,6%) serait le grand favori pour cette opération. En février dernier, des négociations ont eu lieu entre les deux parties. A l'époque, l'acteur de la Défense et son conseiller CenterView Partners avaient approché plusieurs fonds d'investissement, dont Bain Capital (qui a acquis Inetum), CVC Capital Partners et PAI Partners, afin d'étudier une offre conjointe sur Atos, qui aurait ensuite été scindé. L'opération était estimée à près de 2,7 milliards d'euros.

Si l'opération a avorté, les choses ont depuis changé. En premier lieu, les élections sont passées donnant un peu plus de visibilité « politique » à cette affaire. Autre point, AtoS a annoncé la semaine dernière son plan stratégique prévoyant la scission en deux de la société. D'un côté SpinCo (Evidian) se concentrerait sur les activités les plus rentables, c'est-à-dire la transformation numérique, le big data et la cybersécurité. De l'autre, Tech Foundations (TFCo) conserverait les activités de services historiques d'Atos : infogérance et services professionnels, ainsi que les espaces de travail numériques (digital workplace). Cette distinction permettrait à Thales de faire une offre uniquement sur l'activité cybersécurité.

Du côté de l'Etat, un tel rapprochement aboutirait à la création d'un champion français dans la cybersécurité et garantirait les intérêts nationaux dans certains programmes sensibles. Pour Thales, l'opération constituerait un renforcement de son portefeuille cyber. Pour mémoire, le groupe s'est récemment emparé de 21sec et Excellium pour 120 millions d'euros pour renforcer son expertise dans le domaine de l'évaluation des risques, des SOC et des CERT. Si Thales semble le candidat idéal en menant un lobbying important, d'autres acteurs s'intéressent aussi à l'activité cyber d'Atos. La piste Airbus via sa division « Defence and Space » a été un moment évoqué, tout comme la rumeur récurrente autour d'Orange Cyberdéfense. En tout cas, les grandes manoeuvre ont commencé et le nom du vainqueur sera connu prochainement.

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