Kodak casse le prix des cartouches d'encre

Le fabricant se lance dans l'impression jet d'encre grand public avec une gamme de multifonctions. Il compte bousculer les modèles établis en vendant des consommables à des prix inférieurs de 50% à ceux de ses concurrents.

(15/02/2007) - Kodak a un nouvel objectif : s'imposer sur le marché de l'impression jet d'encre grand public où il s'apprête à faire son entrée. Le groupe américain lancera au printemps prochain une gamme de multifonctions baptisée Easyshare. Trois modèles seront disponibles dès le mois d'avril aux Etats-Unis. Le tour de l'Europe viendra en mai avec la commercialisation de certains modèles en Grande-Bretagne et en Allemagne. Bien qu'ils ne soient pas concernés par les premières vagues de lancement, les linéaires des distributeurs français devraient suivre assez vite. Pour rivaliser avec Hewlett-Packard, Epson, Canon ou encore Lexmark, Kodak mise sur la qualité d'impression offerte par ses machines (usage d'encre pigmenté, têtes d'impression micro-életcromécaniques...) et leur simplicité d'utilisation. Mais c'est sa politique tarifaire qui devrait constituer son meilleur argument face aux consommateurs. A l'heure actuelle, les fabricants d'imprimantes jet d'encre proposent leurs machines à un faible tarif pour générer des marges sur les consommables qu'ils vendent à prix d'or. Kodak veut casser ce modèle en facturant un peu plus cher ses multifonctions (de 149 à 299 $ pour les modèles attendus aux Etats-Unis) mais en baissant le prix de ses cartouches, de 50% en moyenne par rapport à ses concurrents. «Près de 80% des impressions sont réalisées par 20% des possesseurs d'imprimantes, explique Olivier Claude Nous visons en priorité cette clientèle très sensible au coût des consommables» Avec cette stratégie, Kodak espère faire partie des trois premiers fabricants d'imprimantes de jet d'encre dans le monde d'ici 2010. Un trio dans lequel se trouve Hewlett Packard dont la division Imaging and Printing groupe a réalisé à elle seule un résultat opérationnel de 3,9 Md$ en 2006. De quoi susciter l'appétit de Kodak qui a dû restructurer son outil de production axé sur la photo argentique et devenu obsolète suite l'avènement du numérique. L'opération a été réalisée dans le cadre d'un plan triennal qui commence à porter ses fruits avec la publication d'un résultat opérationnel positif (17 M$) au titre du quatrième trimestre de l'exercice 2006 du fabricant.

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