L'UFC-Que Choisir casse le bilan optimiste des opérateurs mobiles

Il y quatre mois, l'Afom (association française des opérateurs mobiles) concluait son premier observatoire économique de la téléphonie mobile en soulignant que «le consommateur français bénéficie d'une position dans l'ensemble avantageuse par rapport aux autres grands pays européens». L'UFC-Que Choisir a dévoilé mardi 10 juillet un contre-observatoire, visant à mettre en cause les observations des opérateurs. Un paysage pas assez concurrentiel Concernant le marché des opérateurs, l'UFC constate que la part des douze opérateurs mobiles virtuels (MVNO), qui a atteint 3,5% du marché, diminue. Le phénomène serait du à l'atomisation des ces opérateurs, qui n'ont aujourd'hui pas assez de poids pour négocier les tarifs de gros à la baisse. Sur ce point, l'association de consommateurs se tourne vers l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) à qui elle demande une baisse des tarifs de terminaison d'appel et des prix de gros facturés par Orange, SFR et Bouygues Telecom aux MVNO. Elle compte également sur le gouvernement pour que celui-ci accorde des conditions financières plus «accessibles» au futur détenteur de la quatrième licence UMTS. Un taux de pénétration inférieur à la moyenne européenne Avec un taux de pénétration de 82%, la France «reste largement en dessous de la moyenne de l'Europe des 25 (104%)», estime l'union de consommateurs. Par ailleurs, certains pays émergents de l'Union Européenne auraient un taux de pénétration supérieur. Une constatation qui relativise le dynamisme du secteur, mis en avant par l'Afom. L'UFC pointe également du doigt le manque de dynamisme du marché des SMS. Selon des propos relayés par le quotidien en ligne Le Journal du Net, Julien Dourgnon, directeur des études de l'UFC indique que les prix unitaires d'envoi des SMS «n'ont pas varié depuis 1999 chez les trois opérateurs». Un SMS coûte en France entre 0,10 et 0,15 E. Des méthodes de calcul qui se contredisent Enfin, selon la méthode utilisée par l'Afom, les consommateurs français bénéficient d'offres dont les prix sont parmi les plus bas d'Europe. qui plus est, ces tarifs auraient baissé de 26% depuis 2002. Avec une toute autre méthode de calcul, l'UFC-Que Choisir assure que la baisse des prix est comprise entre 21% et 28% depuis 2000. Surtout, en utilisant la méthode des paniers moyens de consommation, «les offres françaises apparaissent systématiquement les plus chères».

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