Le stockage NVMe/TCP se muscle avec Lightbits

Le directeur de la styratégie de Lightbits, Kam Eshghi, souligne que leur logiciel s'exécute sur des serveurs standards fournis par Dell, HP, Lenovo ou Supermicro. (Crédit S.L.)

Le directeur de la styratégie de Lightbits, Kam Eshghi, souligne que leur logiciel s'exécute sur des serveurs standards fournis par Dell, HP, Lenovo ou Supermicro. (Crédit S.L.)

Précurseur sur le marché du stockage NVMe/TCP, Lightbits entend accélérer sa présence dans les entreprises en s'appuyant sur des acteurs clefs comme Intel, qui fait d'ailleurs parti de ses investisseurs via son véhicule financier.  

Fondé en 2016 à Kfar Saba, en Israël, et désormais également installée à San Jose, en Californie, Lightbits nous accueilli en juin dernier dans le cadre d'un IT Press Tour. Contributeur majeur pour le développement du protocole NVMe-over-TCP - aux côtés de Cisco, Dell EMC, Facebook, Intel, et Micron - ratifié fin 2018 par le consortium NVM Express, la start-up se présente comme le créateur de cette couche de transport de liaison entre les baies de stockage flash et les serveurs. Comme souvent dans les nouvelles technologies, les histoires sont toujours un peu plus compliquées. Ce qui n'enlève rien au travail et à la vision de la jeune pousse qui avait compris avant beaucoup d'autres la nécessité de standardiser le NVMe-over-Fabric/TCP et de travailler avec des partenaires clefs - VMware et Microsoft - pour développer les pilotes et les connecteurs.  

« Notre logiciel créée un pool de cluster pour le stockage [en mode bloc] qui agit comme un lecteur local pour les applications », nous a expliqué Kam Eshghi, le CSO (Chief Strategy Officer) de Lightbits, dans le garage qui sert à la fois de centre de tests et de salle de réunion à San José. Les bureaux de la start-up occupant le rez-de chaussée de l'immense demeure sur Alameda Street à San José. Les performances du stockage flash ont fortement progressé avec l'arrivée des premiers SSD NVMe, mais les systèmes dialoguaient encore avec les serveurs sur le réseau via une connexion basée sur SCSI (FC ou iSCSI). Les déploiements NVMe-oF vont plus loin en prenant en charge le RDMA (remote direct memory access) pour des solutions de stockage basées sur NVMe via des fabrics réseau. Le NVMe-oF peut être utilisé sur différents types de réseau, notamment Fibre Channel (FC), Ethernet et InfiniBand. Au sein d'Ethernet, il existe différentes options de transport, notamment RDMA over Converged Ethernet (RoCE), et iWARP, ainsi que TCP. L'inconvénient est que les options FC, InfiniBand, RoCE et iWARP nécessitent toutes des adaptateurs de bus hôte et des pilotes personnalisés, ce qui rend leur mise en oeuvre et leur maintenance difficiles et coûteuses. 

Des modules Optane pour le cache

D'où l'engouement pour NVMe over TCP qui est devenu un véritable standard et fonctionne avec les cartes Ethernet équipant presque tous les serveurs d'entreprise. De plus, la plupart des principales distributions de Linux incluent désormais un pilote NVMe-over-TCP. Ce protocole est moins coûteux à mettre en oeuvre et n'implique pas un calendrier de mise à niveau en dehors des adaptateurs Ethernet standard. Lightbits recommande de travailler avec des cartes et des switchs 40 et 100 GbE coté baies de stockage et 100 GbE pour les serveurs. Et en plus du support des SSD NVMe TLC et bientôt QLC, la start-up accepte aussi les lecteurs Optane, dont les performances sont proches de celles de la mémoire vive, nous a expliqué le CSO lors de ce briefing.


Rappelons qu'Intel Capital fait partie des investisseurs de la start-up, et un représentant du fondeur, Gary McCulley (responsable de la Data Platform Group chez Intel), était invité à la présentation de Lightbits à San José. L'idée était bien sûr de mettre en avant les composants du fournisseur (processeur Xeon Icelake, modules Optane Pmen 200 et adaptateur Ethernet série 800) dans une baie de stockage flash.  Rien de bien nouveau, puisque nous vous avions déjà parlé de cette collaboration en octobre 2020. Très présente sur le marché du stockage avec ses contrôleurs x86, le fondeur accompagne activement la montée en puissance du NVMe/TCP avec ici un partenariat technique qui possède aussi un pendant commercial. Andrew Engledow, qui a rejoint Lightbits en mai dernier en tant que directeur des ventes EMEA a expliqué qu'Intel contribué à convaincre l'opérateur BT de mettre une option sur les systèmes de stockage Lightbits.



Parmi les fonctionnalités proposées par la plateforme de Lightbits , on retrouve les classiques modes de data réduction et du chiffrement. (Crédit S.L.)

Data réduction, haute disponibilté RAID et réplication de volumes

Fournisseur de type Software Defined Storage, la start-up vend sa solution reposant sur LightOS, qui s'installe sur des serveurs cibles pour créer un pool de stockage flash, puis n'importe quel serveur d'applications sur le réseau peut profiter des performances des ressources flash exploitant le protocole NVMe/TCP. Il est bien sur également possible de dédier des serveurs pour créer le cluster. Lightbits est agnostique au niveau hardware et travaille avec les principaux fournisseurs du marché. Parmi les fonctionnalités assurées par la plateforme (voir infographie ci-dessus), citons-la data réduction (déduplication et compression), des modes haute disponibilité en RAID et la réplication de volumes, un mode multitenant pour assurer un service de stockage dans plusieurs environnements (VM, OpenStack ou K8's), et des performances élevées (75 millions d'IOPS) avec une faible latence (160 us). "Nous allons vers les applications nécessitant une faible latence et des performances élevées comme une solution DAS", conclut le CSO.
 

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